Au micro, Philippe Defeyt a commenté les mesures validées lors des négociations budgétaires.

Il a d'abord évoqué les sanctions pour les malades et chômeurs de longue durée. "Je ne pense pas que c'est la bonne mesure. Certes, il y a toujours des personnes qui utilisent la protection sociale à mauvais escient. Mais il faut améliorer les conditions de travail car la majorité des personnes qui sont malades de longue durée souffrent de burn-out ou de problèmes musculaires et physiques les empêchant de travailler. Il faut aussi responsabiliser les employeurs, et ce aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé."

Par ailleurs, le gouvernement a promis un taux d'emploi à 80% d'ici 2030. L'économiste préfère se montrer plus prudent mais est optimiste. "Oui, c'est possible, mais attention à ne pas faire du chiffre. L'objectif est de créer des emplois qui offrent des revenus corrects et des emplois qui rapportent à la sécurité sociale. C'est l'objectif final."

Comme d'habitude dans l'émission, l'invité a l'occasion d'adresser un carton rouge et un carton vert en quelques mots. Le premier est adressé "à la responsabilité collective, sociétale et politique, pour ne pas avoir préparé l'avenir. Nous payons aujourd'hui, en matière d'énergie, 30 ou 40 ans d'inaction collective." Le second est accordé aux négociations politiques: "On a évité, comme c'était trop souvent le cas en Belgique, une austérité dure, brutale et idiote", commente l'économiste. 

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