DH Radio Le Conseil d’État suspend l’octroi des licences de Fun Radio, LN24 et NRJ.

Le feuilleton autour de l’attribution des fréquences radio en Fédération Wallonie-Bruxelles se poursuit : le Conseil d’État a suspendu lundi l’attribution de licences à Fun Radio, LN24 et NRJ suite au recours introduit par DH Radio, dont la demande de fréquence avait été rejetée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Dans son arrêt, la Haute juridiction reconnaît en effet comme sérieuse une partie de griefs développés par le groupe IPM (La Libre, La DH…), propriétaire de DH Radio, qui contestait la méthodologie et les critères d’attribution utilisés par le CSA. Cette décision n’est pas vraiment une surprise : début du mois d’octobre, dans un avis oral, le premier auditeur du Conseil d’État s’était déjà montré critique sur la méthodologie utilisée par le CSA.

En conséquence, le Conseil d’État a décidé lundi de suspendre la décision du gendarme de l’audiovisuel de rejeter la demande de DH Radio, et de suspendre dans la foulée les autorisations délivrées à ses concurrentes, Fun Radio, LN24 et NRJ.

Sur base de ces nouveaux arrêts, le CSA va donc à nouveau devoir motiver le sérieux des critères qu’il utilise pour attribuer ces licences d’émission.

Au cours de l’été, IPM avait déjà contesté une première fois devant le Conseil d’État les critères utilisés par le CSA, lequel avait délivré une autorisation à LN24, au détriment de DH Radio.

Début septembre, le CSA avait confirmé ses décisions, les motivant cette fois de façon plus conséquente et détaillée. Cela n’avait toutefois pas empêché IPM de resaisir le Conseil d’État. Et ce à nouveau avec succès.

Du côté d’IPM, le ton était logiquement à la satisfaction. "Le Conseil d’État a redéfini les balises de manière claire", commente François le Hodey, CEO d’IPM, qualifiant l’arrêt de "sévère envers le CSA".

"Toutes les approximations et dérives appliquées par le CSA" ont été gommées, estime-t-il, appelant à une "application correcte et sereine du décret et de l’arrêté du gouvernement, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent".

Le CEO d’IPM se montre confiant pour l’avenir: "lorsqu’on applique les critères précisés par le Conseil d’État, DH Radio ressort comme un des meilleurs dossiers", assure-t-il.