Cette nuit-là était différente...

I Muvrini chante l'âme corse mais sort des sentiers battus du maquis

BRUXELLES Aux mauvaises langues qui se plaisent à rappeler que, dans l'émission de Thierry Ardisson, la punition ultime pour l'invité, est d'écouter I Muvrini, on fera remarquer qu'ils étaient quelques milliers, dimanche soir, à Forest-National, à s'infliger la plus douce des souffrances !

Jean-François Bernardini et ses complices, le temps d'une escale `Nous avons choisi de continuer notre belle histoire ensemble. De port en port, de rivage en rivage. Nous sommes heureux de jeter l'ancre chez vous" ont emmené leur public à la (re)découverte de la terre, de l'eau, de l'amour et de l'égalité entre les peuples.

Rien que de très classique chez I Muvrini. Pourtant, ce concert ne ressemblait que de très loin à celui qu'ils avaient donné voici deux ans à Bruxelles. Si le leader du groupe raconte toujours de sa voix traînante des histoires si corses et pourtant si universelles, si le dépouillement est toujours la règle sur scène, du côté des arrangements, on est allé de découverte en surprise. Batterie, guitares électriques, accordéon, vielle et même cornemuse viennent soutenir le chant. Mélange de sons pour un mélange de cultures auquel tient tellement Jean-François.

Habillage tantôt rock, tantôt salsa, tantôt bal musette. De Leia à A Strada, de Curagio à Brel pour une très belle version mi-corse, mi-française d' Amsterdam , les mouflons ont gambadé dans leur répertoire en toute liberté.

Près d'une heure après la fin du concert, dans les couloirs de Forest-National ou le public, tout le public, avait été invité à prendre le verre (de vin corse) de l'amitié, les drapeaux à tête de Maure flottaient toujours. Tout comme les notes de cette dernière chanson que l'on aurait voulu sans fin.

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