"Les photos de BHL (Bernard-Henri Lévy) en couv' nous éclatent à la gueule comme du mauvais pop-art, là où celles de Macron sont un habile clair-obscur à la Rembrandt. Et surtout, il les fait apparaître en magicien de la propagande sur le compte Instagram de la photographe de l'Élysée, la Leni Riefenstahl de la photo numérique!": la chronique d'Alex Vizorek a fait polémique, mardi, sur les ondes de France Inter.

L'humoriste belge consacrait son temps de parole à la maraude effectuée par Emmanuel Macron le 18 février en compagnie du Samu social de Paris. Un moment immortalisé par la photographe du président, Soazig de la Moissonnière, et dont elle a posté un cliché sur Instagram.


Dans cette photographie, Alex Vizorek dit donc, sur le ton de l'humour, voir l'oeuvre de "la Leni Riefenstahl de la photo numérique". Une référence à la réalisatrice, photographe et artiste active dans la propagande sous le régime nazi.

Une allusion qui ne passe pas comme le montrent ces réactions sur les réseaux sociaux:


Les excuses du chroniqueur 

Les réactions suscitées par sa chronique ont forcé l'humoriste à s'excuser, ce qu'il a fait au travers d'une lettre envoyée au HuffPost.

"Quand une comparaison ou une référence n'est pas comprise ou mal interprétée dans une chronique humoristique, je suis d'avis que c'est toujours de la faute de l'humoriste qui n'a pas donné toutes les clés", explique-t-il. "Dans ce cas-ci, la mienne. Je présente d'ailleurs volontiers mes excuses aux personnes blessées." 

Dans la suite de sa lettre, l'humoriste tente d'expliquer son raisonnement, concluant que la comparaison devait s'arrêter à "une artiste talentueuse au service du pouvoir"

"C'est toujours un échec pour un humoriste de devoir expliquer sa vanne, mais s'il n'a pas tapé juste, il faut le faire. Il en va du vivre ensemble", conclut-il.