Aux commandes des Grosses Têtes depuis 2014 sur les ondes de RTL France, Laurent Ruquier avait aussi repris les rennes de s Enfants de la télé et On est en direct sur France 2. "Heureusement, il y a des endroits où l’on continue à être plutôt insolent, comme à France Inter ou aux Grosses Têtes ", a ainsi assuré l'animateur de 58 ans au Parisien. Or, son émission radiophonique, et la bande d'humoristes qui la compose, est la cible de plusieurs critiques -balgues racistes, sexistes ou homophobes- depuis quelques semaines. "On voit bien que la moindre blague, le moindre commentaire humoristique est à la merci d’un lobby, d’une association", déplore ainsi celui qui a de plus en plus de mal à exercer son métier d'amuseur public et qui pointe du doigt ici l'enquête menée par l’association des journalistes LGBTI (AJL).

"Je dois bien me situer entre les deux"

"D’un côté, on a été visé par une association de journalistes LGBT qui disait qu’on allait trop loin, se défend Laurent Ruquier, toujours dans le Parisien. De l’autre, Jean-Jacques Peroni s’est plaint que l’'on ne pouvait plus rien dire'. Il n’y a pas meilleure démonstration, je dois bien me situer entre les deux". Et d'ajouter que "l’humour a évolué, bien sûr. On ne peut plus dire ce qu’on disait avant et c’est tant mieux".

L'animateur, qui vient de sortir son recueil de bons mots de la saison passée (Finement con), de conclure en mettant les points sur le i."Mais affirmer que Les Grosses Têtes puissent être considérées comme antisémites ou homophobes, là, ça devient grotesque. Tout dépend de qui parle, comment c’est dit. La même blague faite aujourd’hui par Élie Semoun ou Dieudonné est acceptable par l’un et pas par l’autre, c’est un fait. Une blague entre homos, comme on en fait parfois avec Jeanfi, Christophe Beaugrand, Steevy ou moi aux Grosses Têtes, ça ne devrait gêner personne".