Patrick Poivre d’Arvor est-il coupable d’agressions sexuelles sur la personne de l’écrivaine Florence Porcel comme elle le prétend depuis des semaines ? Elle affirme en avoir été victime à deux reprises, en 2004 et en 2009. Lui, nie catégoriquement et a déposé plainte pour “dénonciations calomnieuses”.

En mars dernier, Le Monde a aussi publié une enquête dans laquelle huit femmes témoignent à charge et dénoncent les agissements répétés de l’ex-star du 20 heures qui aurait abusé de sa “position dominante”. Depuis, selon Le Parisien, deux nouvelles plaintes ont été déposées contre lui. Une pour viol, l’autre pour agression sexuelle. Les faits sont cependant prescrits indique BFMTV.

Au jour d’aujourd’hui, PPDA ne fait l’objet d’aucune poursuite suite à ces accusations. C’est donc librement qu’il a été auditionné la semaine dernière, le 18 mai. À cette occasion, ses avocats ont présenté aux enquêteurs une série de SMS échangés entre Florence Porcel et une autre romancière, lauréate d’un concours littéraire organisé par le journaliste. Au total, il y en aurait des centaines.

BFMTV a dévoilé le contenu de deux d’entre eux qui viennent jeter le trouble dans cette affaire. Le 1er décembre 2008, Florence Porcel écrit : “Il y a des jours où je balancerais bien un post anonyme pour dire que le roman parle de PPDA […] et appeler Closer avec une voix mystérieuse”. Mais quelques mois plus tard, à la date du 15 avril 2009, la teneur du second SMS révélé est très différente : “Reste à trouver le mec qui veuille bien assouvir mes envies. Je vois Patrick le 29, je vois Patrick le 29, je vois Patrick le 29… Du moins, je l’espère… Il le faut.”

Le Parisien, qui avait initialement révélé l’existence de ces SMS suite à l’audition de l’ex-présentateur vedette de TF1, a évoqué des “conversations entre les deux amies (qui) révèlent un mélange de sentiments, entres fantasmes, fascination, colère et accusations.”

Rappelons que l’avocat de Patrick Poivre d’Arvor avait exprimé précédemment le point de vue de son client. “PPDA est révolté par la manière dont on cherche à l’instrumentaliser pour assurer la promotion d’un roman”, allusion à Pandorini, le livre de Florence Porcel paru en janvier dernier dans lequel un monstre sacré du cinéma français qui vient de mourir, est couvert d’hommage alors qu’il a détruit la vie d’une femme en lui faisant croire à la grande histoire d’amour qui n’était en fait qu’une manière de l’avoir sous son emprise.