Voilà le résultat étonnant d’une enquête de The Economist basée sur les choix de 270 millions d’utilisateurs de Spotify.

Pour fêter la musique, les organisateurs des Victoires ont fait preuve d’un flair exceptionnel, en choisissant le pire mois de l’année. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, d’après une étude menée par The Economist, février s’impose incontestablement comme le mois le plus triste de l’année sur le plan mélodique.

Pour en arriver à cette affirmation, le magazine se base sur les données de 270 millions d’utilisateurs de Spotify. Non seulement elles sont enregistrées précieusement, mais aussi catégorisées. Notamment en termes de tristesse et de gaieté. Zéro correspond aux airs qui flanquent des idées noires et font décoller le papier peint des murs. Cent est par contre attribué aux tubes qui distillent un maximum de joie de vivre. Ainsi, selon les experts, Creep de Radiohead n’a droit qu’à la cote de 10, tandis que Respect d’Aretha Franklin décroche un 97 en raison de son impact positif.

Ces graduations, The Economist les a étudiées sur les 46 000 chansons du top 200 du streaming quotidien dans 30 pays depuis 2017. Pour en arriver à la conclusion que la cote la plus basse, à savoir 48, est atteinte en février, soit 4 points en-dessous de la moyenne annuelle. En clair, c’est à ce moment-là que, partout sur la planète, on écoute les mélodies les plus déprimantes.

Noël en chanson

À l’opposé, c’est en juillet et à Noël que les musiques les plus joyeuses ont le plus de succès, faisant grimper la cote globale à 55. L’allongement des jours aurait aussi tendance à redresser le curseur. Heureusement, pour parodier Pierre Desproges, "quant au mois de février, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver". Tant mieux pour notre moral et nos oreilles.