"Citoyennes et Citoyens de la France ! La Patrie est en danger", commence ainsi Francis Lalanne dans sa tribune qui fait grand bruit en Hexagone. Elle est intitulée "J'appelle", et est composée de mots chocs. "Il faut à présent mettre l’État hors d’état de nuire au peuple français".

Il accuse le Président d'instaurer la "tyrannie" en pleine pandémie

"La criminalisation permanente des individus que nous sommes, par les structures de l’État et les médias, est constitutive de tyrannie. (...) Le chef de l’État et son gouvernement s’essuient les pieds sur le Droit Républicain comme sur un paillasson.”

Francis Lalanne continue sa tribune en s’appuyant sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français. "Le gouvernement est en train de commettre insidieusement un coup d’État au nom de la COVID ; et s’apprête à instituer la tyrannie comme un avatar de la République, à l’insu du peuple français. Il convient de rappeler que l’âge moyen des décès attribués à la Covid est de 84 ans. Que le virus s’attaque donc, aux dires des statistiques, à des personnes très âgées ou sous le coup de pathologies respiratoires graves et autres maladies mortelles comme le cancer...Dans certains cas, certes, et nul ne le conteste, ce virus aggrave des pathologies multiples ! Mais n’est-ce pas le cas pour n’importe quel virus ?"

Il fait même appel à un soulèvement militaire

Après cette interrogation de l’interprète de "Pense à moi comme je t’aime", le saltimbaque qui avait déjà soutenu les Gilets Jaunes poursuit sa tribune et s'en prend directement à Emmanuel Macron. "En agissant ainsi depuis le début de son mandat, et en instrumentalisant le gouvernement , le parlement , les Conseils d’Etat et Constitutionnel à des fins présidentialistes et totalitaires, l’actuel président de la République a failli aux obligations élémentaires pour lesquelles est élu un président de la cinquième République. Il doit donc être destitué", assure Francis Lalanne qui fait ensuite un "appel à la mobilisation des forces armée pour se porter au secours du peuple dans la reconquête de sa souveraineté." Dans cette partie de la tribune, le chanteur exhorte même "les plus hauts dignitaires de l’armée française” à “faire cesser le trouble social et politique dont souffre depuis trop longtemps la Nation”. "Donc par voie de conséquence, de mettre fin à l’exercice du mandat de l’actuel président de la République, poursuit-il. Une fois les auteurs du coup d’État mis à pied, j’appelle l’Armée Française à les faire comparaître devant un tribunal constitué en Haute Cour, pour qu’ils aient à répondre du chef de haute trahison."

Francis Lalanne risque 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende

Comme l’indique le Huffington Post, "les écrits du chanteur peuvent en réalité être passibles de poursuites en vertu de l’article 413-3 du Code pénal". Des faits passibles d’emprisonnement pour l'artiste de 62 ans. "Le fait, en vue de nuire à la défense nationale, de provoquer à la désobéissance par quelque moyen que ce soit des militaires ou des assujettis affectés à toute forme du service national est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende".

En outre, “lorsque la provocation est commise par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables”. En somme, le parquet de Paris pourrait s’autosaisir et lancer des poursuites visant à la fois l’auteur du texte (Francis Lalanne) et le directeur de publication, Xavier Azalbert, rappelle le Huffington Post.


Pétition en cours

La publication de cette tribune intervient au moment où d'anciens journalistes de France Soir ont lancé une pétition contre Xavier Azalbert. Ce dernier avait repris le site lorsque le célèbre titre a disparu. Ils l’accusent "d’outrage à la mémoire des fondateurs de France Soir et de tous ceux qui y ont travaillé". Depuis 2019, l'homme d'affaire publie “une tribune purement personnelle sous le titre et le logo de l’ancien grand quotidien national France Soir”.

La tribune complète et détaillée (un texte fleuve) de Francis Lalanne est à lire ici sur le site de France Soir.