Alex Vizorek a donné des airs de Belgique à son billet sur France Inter ce mardi matin. Notre pays a enfin un gouvernement, et il était donc à la fête derrière son micro. Après avoir fanfaronné sur la version du Grand Jojo de "We are the champions", il a entrepris de raconter à nos voisins français comment s'était formé notre gouvernement, "après seulement 499 jours de négociations". Et pour expliquer comment avait été choisi notre nouveau Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), le chroniqueur n'a évidemment pas manqué de reprendre l'extrait dans lequel Paul Magnette raconte que le choix du Premier ministre a été fait à pile ou face. "Je vous laisse dans l’embarras amis français. Est-ce que c’est de l’autodérision belge ou ont-ils vraiment mis 500 jours à savoir s’ils allaient désigner le Premier ministre à pile ou face, à chifoumi ou à l’affond Duvel ?", a continué Alex Vizorek, devant ses collègues déjà hilares.

Détaillant ensuite tous les partis représentés dans le gouvernement De Croo, sept au total (PS, Sp.a, MR, Open VLD, Écolo, Groen et CD&V), l'humoriste belge a reconnu que "ça fait beaucoup de gens dans une seule équipe", "mais si on a plein d’alliés, on a moins de chance d’être éliminé", a-t-il ensuite lancé. Ce qui fait penser à un certain jeu télévisé et Alex Vizorek n'a pas manqué de le relever: "la politique belge, c’est un peu ‘Koh-Lanta’. Alors que la politique française, c’est ‘Tout le monde veut prendre la place’".

"Au moins, la majorité des Belges se sent un peu représentée par son exécutif. Enfin, ceux qui se souviennent pour qui ils ont voté à l'époque", a encore ironisé l'humoriste, avant de résumer le fonctionnement de notre pays en une phrase: "C'est ça le système belge: on vote, on attend, on se plaint, et quand on a enfin un gouvernement, on s'en fout".

S'il a bien fait rire ses collègues sur le plateau, Vizorek s'est tout de même accordé une petite trève d'ironie dans son billet pour rappeler fièrement la nomination de Petra de Sutter, première ministre transgenre en Europe, qui sera donc maintenant en charge de la Fonction publique.