Divers

Merci à l’éducation nationale de… démotiver les enseignants. Cela a permis à plusieurs humoristes, surtout féminines d’ailleurs, d’exprimer leur trop plein, d’expulser leurs frustrations sur une scène. En Belgique, Manon Lepomme et Florence Mendez crèvent l’écran dans des styles différents mais où le parler vrai est la matière première. Laura Laune et son physique de jeune fille sage ne sont pas en reste.

En France c’est Elodie Poux qui a réussi à se libérer de l’éducation nationale. Depuis 2013, elle voyage avec son spectacle « Le Syndrome du Playmobil ». Elle était de passage à Uccle où, après une entrée en scène foirée à cause d’un problème technique (quelle impro pour retomber sur ses pattes), elle a enflammé le public avec des phrases assassines sur… les enfants. Partant de son expérience de douze ans dans une école maternelle (« j’ai démissionné, dit-elle, enfin on m’a demandé de ne pas revenir… »), elle campe des situations plus vraie que nature sur la prunelle de nos yeux. Cette férocité déclenche parfois les « oh oh » mais qu’est-ce que cela fait du bien. Les enfants y prennent pour leur grade dans une galerie de personnages tout aussi burlesques que les autres. Des Maaaaaaaamaaaaaaan stridents et insupportables aux mères de famille nombreuse tout aussi insupportables, on se délecte d’autant de méchancetés. Jouissif.

Le syndrome du Playmobil

A Liège dans le cadre du Voo Rire au Trianon le 20 octobre mais… c’est complet. Elle fait trois soirs au Casino de Paris les 23, 24 et 25 avril 2020.

Voir son agenda sur www.elodiepoux.fr