Sa prose unique s’imp(r)ose en ce moment sur nos ondes radio. Et son Point de vue, qui complique parfois la logique pour mieux dénouer le non-sens, fait fureur sur la Toile. En faisant sourire, réfléchir ou pleurer à chaudes larmes.

À la fois poète disparu, petit prince de l’humour et philosophe qui remet les classiques de la littérature au goût du jour, Félix Radu marque les esprits en jouant avec la langue française. À tel point que beaucoup le surnomment déjà le "Jacques Brel du 21e siècle" ou encore "le nouveau Raymond Devos ". Même s’il préfère se détacher de tout cela comme il nous le confiait il y a deux ans déjà. " Au début, je prenais très bien ce surnom car j’étais fier de porter cet emblème" , nous confessait le jeune artiste de 24 ans qui avait été récompensé du Raymond Devos pour l’humour à seulement 20 ans. "Mais je dois avouer que cet emblème me fait de plus en plus peur. Je n’ai pas du tout envie de refaire ce qu’il a fait ni de rester dans son ombre. Plutôt de m’en sortir. Je travaille donc activement à trouver mon identité."

Voilà qui est chose faite avec ses Points de vue sur La Première qui reviendront à la rentrée. Son univers à lui - le namurois est en tournée entre Paris et la Belgique avec son spectacle Les Mots s’improsent - ressemble à un seul en scène dans la forme et à du théâtre sur le fond. "Le stand-up, c’est faire rire les gens avec des choses qu’ils savent déjà" , conclut ce funambule qui zigzague entre amour et humour, absurde et trait d’esprit. "Alors que mon concept est de raconter des choses qu’ils ne savent pas encore, en espérant qu’ils aient très envie de le savoir en sortant de la salle. Je fais donc l’inverse du stand-up."