Depuis son lancement en 2016, le succès de Pokémon Go ne s'est jamais démenti. Et même si l'on ne voit plus autant de personnes dans les rues en train de traquer les évolutions des créatures animées, le phénomène reste toujours bien visible. C'est bien simple, selon les dernières statistiques disponibles, 600 millions de joueurs essaient de les attraper tous pour le moment, dépensant au passage 894 millions de dollars. En revenus cumulés depuis 2016, Pokemon Go a déjà rapporté 3,6 milliards de dollars à The Pokémon Company et Niantic.


Une source de plaisir et de revenus à protéger à tout prix. Notamment contre les tricheurs, qui pullulent. Il ne faut en effet pas beaucoup chercher pour trouver des applications permettant de se localiser fictivement où on veut, pour traquer les Pokémons à votre place ou pour connaître avec précision la valeur des évolutions.

Pour contrer ces pratiques, qui auraient pris encore plus de vigueur durant le confinement, Niantic a sorti l'artillerie lourde, attaquant en justice des sociétés proposant les applis qui interviennent dans la partie ou en utilisant de nouvelles technologies pour contrôler le jeu. Dans un blog, la société a fait savoir que dans un premier temps, elle envoyait un avertissement à ceux qui se faisaient pincer. Ce qui suffirait à régler 90 % des problèmes. Mais il resterait encore 5 millions de récalcitrants, qui auraient été "punis" en 2020, dont 20 % par une expulsion définitive du jeu.

" Chaque jour, de nouvelles formes d'outils de triche ou d'usurpation d'identité sont mises à disposition sur Internet, et nous travaillons en permanence pour combattre ces tricheurs et nous nous concentrons sur l'amélioration de notre détection et de notre application: ils n'ont pas leur place dans nos jeux", a fait savoir la société par communiqué. Voilà les fans prévenus.