Ce vendredi 8 octobre, Gaëtan Matis a publié sur Twitter un texte qui se voulait drôle mais qui a provoqué une vive polémique. "Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je bookerais le Bataclan pour la soirée du 13 novembre 2015 afin d’y organiser une soirée rencontre entre Éric Zemmour et son public", a-t-il écrit sur le réseau social, alors que le procès des attentats de Paris est en cours. Peu de temps après la publication du message, l'humoriste est devenu la cible de nombreuses insultes, il a même reçu plusieurs menaces de mort. Au lendemain de la "blague", il s'était excusé sur Twitter. "Il semblerait que j'ai écrit une blague qui m'a légèrement dépassé (...) je ne souhaite la mort de personne et je ne lancerai aucun appel à la violence (...) il n'y a pas lieu de faire une polémique", avait-il notamment déclaré. 



Invité sur le plateau de Touche pas à mon poste ce lundi 11 octobre, Gaëtan Matis a expliqué que la situation était devenue hors de contrôle pour lui et qu'il avait été contraint de faire appel à un avocat. "J'ai reçu des menaces de mort, de harcèlements, d'appel au suicide… On a dû porter plainte. Aujourd’hui en fait, je ne suis pas là qu'en tant qu’humoriste. Je suis là en tant que papa, compagnon qui dit: ’Là ça m’a échappé. Est-ce que c’est de l’humour irresponsable? Est-ce que j’avais idée de la température du pays quand j’ai fait cette blague?'" Pour ne rien arranger à la situation, son adresse a récemment été divulguée, rendant son quotidien très compliqué. "Le dossier est chaud. Suffisamment chaud pour que mon adresse soit sortie et je ne peux plus dormir chez moi ", poursuit-il.

Face à la polémique, le théâtre le Point Virgule à Paris, où l'artiste devait se produire ce 10 et 11 octobre, a préféré annuler la représentation de son spectacle .