Depuis lundi, la RTBF propose une matinale commune pour La Première et VivaCité. Objectif : assurer la mission du service public.

"Trop, c’est trop… le mélange est indigeste", "que c’est pénible", "comment vous est venue cette idée saugrenue ?"… Certains commentaires sur les réseaux sociaux n’étaient pas tendres avec le 6-9 Ensemble, la matinale conjointe proposée depuis lundi par La Première et VivaCité. Le mélange des genres n’est pas du goût de tous les auditeurs, en particulier du côté de La Première, vaisseau amiral des radios de la RTBF.

Si certains auraient plutôt apprécié une alliance avec Classic 21, ou Musiq3, pour plus de cohérence, la RTBF, elle, s’est mis en ordre de marche pour assurer l’essentiel, à savoir sa mission de service public. Bien avant les mesures de confinement décidées par le gouvernement, du côté du boulevard Reyers, on avait préparé un plan de bataille pour tenir le cap en cas de crise. Avec la progression de l’épidémie de Covid-19, ces mesures deviennent opérationnelles.

En fusionnant les matinales de La Première et de VivaCité, le service public applique une politique de switchs, autrement dit des rotations entre les équipes au travail. Concrètement, l’utilisation d’un seul plateau grâce à cette émission conjointe au lieu de deux, permet de réduire de 20 personnes le personnel actif et de le répartir en deux groupes. Ceux-ci travailleront désormais alternativement, avec interdiction de se croiser ou d’être en contact.

La RTBF se félicite de la rapidité et de la qualité avec laquelle cette matinale fusionnée a été mise en place par le personnel des deux stations. S’il manque quelque chose, c’est juste un peu de rodage.