Ecrivain de gauche engagé, Albert Camus a publié en 1947 « La Peste ». Un roman qu’il situe à Oran, sa ville en Algérie, et dans lequel il dépeint à travers une invasion de rats la montée du fascisme. Et surtout la manière ou plutôt les manières des hommes de lutter (ou pas), de s’indigner (ou pas), de s’allier (ou pas).

Au Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve, huit comédiens et un musicien ont adapté ce récit aux accents très contemporains. Avec une musique qui accompagne cette histoire dont la dramaturgie monte au fil des minutes. Dans les trente premières minutes de la pièce, tous les éléments de cette lutte contre l’épidémie font même penser au…coronavirus qui a envahi nos vies, nos médias et nos cerveaux.

Le docteur Rieux doit combattre cette peste qui oblige les autorités à fermer la ville, à la mettre en quarantaine. La galerie des personnages va de ceux qui combattent, ceux qui veulent réveiller les consciences, notamment celle des autorités qui ne bougent pas, ceux qui acceptent par fatalisme, ceux qui s’unissent. « Dans tout combat d’un fléau, il faut retenir le positif de l’homme », affirme l’une des répliques de cette pièce utile à l’heure où les populismes de droite comme de gauche (re)font leur lit.

La Peste au Théâtre Jean Vilar

Jusqu’au 14 mars à 20h30

Renseignements sur www.atjv.be