Le CDJ a constaté qu’un article de La Dernière Heure consacré à une institutrice accusée d’avoir giflé un enfant identifiait non seulement fautivement la personne mise en cause mais la présentait également, sans éléments permettant d’accréditer cette thèse, comme coupable avant son jugement.

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 19 février 2020 qu’un article de La Dernière Heure consacré à une institutrice accusée d’avoir giflé un enfant posait la culpabilité de l’institutrice comme établie alors qu’aucune instance ne s’était encore prononcée sur les faits et que la journaliste n’apportait pas aux lecteurs les éléments permettant d’accréditer cette thèse. S’il a estimé que la journaliste avait bien tenté de contacter en vain la personne mise en cause et en avait informé le public, il a par contre relevé que son enquête était construite à charge uniquement et ne mentionnait à aucun moment, par aucune formule que ce soit, que les accusations portées n’étaient pas établies avec certitude. Le CDJ a considéré que ce manquement était d’autant plus conséquent que le média avait permis l’identification de la personne en cause en publiant une photo d’elle insuffisamment floutée sans que celle-ci apporte une plus-value à l’information.

L’avis complet du CDJ peut être consulté ici.