Medialyd, la société qui a édité "Bigard Magazine", a été condamnée ce jeudi par le tribunal judiciaire de Nanterre à verser 20.000 euros de dédommagements à Jennifer Lawrence pour avoir publié des photos volées. De fait, des clichés où l'actrice apparaissait nue été parus cet été dans le magazine de l'humoriste Jean-Marie Bigard. Le tribunal a justifié sa décision en s'appuyant sur "la nature particulièrement intrusive des atteintes relevées".

Ces photos avaient été reprises dans une section intitulée "Les coups de coeur de Jean-Marie Bigard", dans laquelle étaient uniquement apparues des photos de femmes nues. Cinq des photos représentaient "Jennifer Lawrence nue ou dénudée". Ces clichés avaient été volés dans le cloud de l'actrice en 2014, de nombreuses autres célébrités avaient d'ailleurs été touchées par ce hackage massif. L'auteur du piratage avait finalement été démasqué et condamné par le tribunal fédéral de Chicago. Très touchée par cette intrusion dans son intimité, Jennifer Lawrence avait à l'époque décrit ces photos comme un "crime sexuel" et avait déclaré que "chaque personne qui regarde ces photos devrait être envahie par la honte".

Lors du procès, la société Medialyd s'est défendue en affirmant qu'elle ignorait que ces photos avaient été volées. Un argument qui n'a pas convaincu le tribunal étant donné la grande médiatisation que l'affaire avait suscité à l'époque. De son côté, Jean-Marie Bigard aurait déclaré qu'il avait découvert les photos comme tout le monde en ouvrant le journal et qu'il n'était pas au courant de leur publication.