Divers Sara De Paduwa, Maria Del Rio, Julie Compagnon,…Des voix et des personnalités mais pas des physiques de radio.

C’est sûr, les codes ont changé. Aujourd’hui, que peut encore bien signifier l’expression désuète et peu flatteuse, "avoir un physique de radio" ? Tout ou presque est filmé. On ne se cache plus derrière un micro, au contraire, on s’y révèle. Les radios semblent parier sur des animatrices au physique avantageux. Elles s’appellent Sara De Paduwa (Viva), Maria Del Rio (Contact), Julie Compagnon (Viva), Myriam Leroy (La Première), Bénédicte Deprez (PureFM), Camille Delhaye (Nostalgie),…Des voix, des personnalités certes, mais - et que cela n’enlève rien à leur talent - aussi de jolis brins de filles qui témoignent de la place du physique aujourd’hui sur les ondes.

Julie Compagnon

Toujours présente sur VivaCité, la chanteuse et animatrice sourit : "Ça me flatte ! C’est pas forcément ce qu’on me renvoie comme image en général, moi l’ancienne obèse ! Je ne pense pas, enfin je n’espère pas, que j’ai été engagée pour mes qualités physiques. Je n’ai pas l’impression qu’on a besoin d’être jolie pour faire de la radio… mais plutôt qu’on aime les nanas peps comme on le voit dans le passage en radio et en télé dans le 8-9." Julie a mis le doigt dessus : aujourd’hui les images de la radio sont épiées. "À l’époque, c’est vrai qu’on pouvait aller travailler en jogging. J’ai déjà eu un petit rappel à l’ordre me disant de venir maquillée et, forcément, en tenue correcte."

Sara de Paduwa

La frontière radio/télé est on ne peut plus fine pour la belle Sara. Pourtant, "je n’ai rien changé" nous dit-elle… Avant de se raviser : "Enfin si, je repasse plus souvent mes vêtements", sourit Sara. Forcément, les plis ça se voit plus à la télé qu’à la radio ! On fait attention à l’apparence. "Avant, en ce qui concerne les garçons, il fallait être beau gosse. Aujourd’hui, on recherche les personnalités fortes avec de l’humour, comme Cyril Hanouna ou même un Jean-Luc Reichmann avec sa tache. On ne recherche plus les Ken et Barbie !" Même si avoir un air de Barbie, blonde ou brune, reste un atout, à la radio comme ailleurs, avoue Sara. "J’ai une chance folle ! Mais c’est le cas dans tous les milieux. On se tournera plus facilement vers une fille souriante, grande et mince, que vers celle qui a des boutons et est très introvertie…"

Maria Del Rio

Maria Del Rio est connue des téléspectateurs. Mais aujourd’hui, c’est sur RadioContact qu’elle cartonne et rayonne chaque matin. Et elle y va en toute décontraction. "Je ne fais pas spécialement d’efforts si ce n’est les efforts de base pour mes collègues et pour moi aussi. Parfois, je ne me maquille même pas." Mais le physique, ça compte aussi bien en télé qu’en radio ? "Je pense qu’en radio, on joue sur l’imaginaire et non sur le physique. Les auditeurs se font une idée de l’animateur en fonction de la voix qu’ils entendent. En télévision, on se base vraiment sur des critères différents, certes, mais le physique ne suffit pas. Il aide, c’est un fait mais à long terme, il faut obligatoirement quelque chose de plus derrière sinon, ça ne passe pas."


"La radio est devenue un truc d’image"

La langue de bois, Benjamin Maréchal n’en est pas très friand. À quelques heures de découvrir les audiences de son programme matinal sur VivaCité (à lire demain dans la DH), l’animateur nous dresse un bilan beaucoup plus superficiel : celui de la place du physique en radio. "Je ne sais pas si on peut parler de physique de radio… Si on refait la ligne du temps, c’est vrai qu’avant la voix était le facteur essentiel. La personnalité aujourd’hui est l’élément central, c’est un super plus."  Et le physique ?  "Le physique, en parlant de l’allure, du style va compter dans les critères. Mais je ne pense pas qu’il sera le facteur qui fera qu’on te recale."

Parce qu’il y a physique et physique… " Quand j’ai commencé à faire de la télé dans  Les Pigeons , j’étais entouré de mecs avec de belles chemises cintrées comme Sébastien Nollevaux et Michaël Miraglia. Moi, j’étais un peu plus rond. Il faut avoir une personnalité physique, pas forcément être mince comme on pouvait le demander avant."

Pour la radio aussi, la donne et les codes ont changé. "La radio est devenue un truc d’image. Avant, tu ne t’épilais pas les sourcils pour prendre le micro (rires) . Aujourd’hui, tu y penses !" Tant et si bien que l’animateur télé part avec un petit avantage. "Faire de la télé est un plus pour faire de la radio…"