Ce samedi 25 septembre, le Guardian publiait le premier numéro de son nouveau magazine Saturday. Pour l'occasion, le média britannique a opté pour une "Une" choc. On y voit le visage de Greta Thunberg, recouvert de "pétrole". Il s'agit en réalité de peinture noire et d'huile.

Si la militante écologiste suédoise était mise ainsi en avant, c'est parce qu'à l'intérieur du magazine en question, elle accorde une longue interview dans laquelle elle revient sur son parcours, ses projets et son état d'esprit.

“Greta Thunberg a fait le sacrifice ultime pour le Guardian. Elle nous a permis de la transformer en une marée noire humaine” , commence l'article. Comme l'explique le média, le mélange qui recouvre la jeune femme de 18 ans est en réalité composé de " peinture non toxique et d’huile d’olive". "C'était très difficile à enlever" a d'ailleurs commenté l'activiste.

Quant au but de cette "une" choc et des images qui accompagnent l'article, il est double. D'une part, il s'agit de dénoncer l'impact du pétrole sur l'environnement. De l'autre, c'est une façon de marquer la "métamorphose" de la jeune Suédoise, qui s'est donc confiée longuement . Elle explique ainsi le point de départ de sa prise de conscience, depuis toute petite avec ses parents qu'elle assommait de recommandations. Greta Thunberg évoque également la notoriété et les critiques qui peuvent en découler. Et elle aborde un autre sujet sensible, celui de son autisme. Un handicap qu'elle voit comme un "super pouvoir" dans sa lutte pour le climat. “Beaucoup de personnes autistes ont un intérêt particulier qu’elles peuvent pratiquer pendant une éternité sans se lasser. C’est une chose très utile parfois” , confie-t-elle.