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Son nouveau one woman show « Epilogue » est GSM non grata sauf… pour elle.

L’humoriste femme numéro 1 (si, si…) était de passage hier soir à Forest National. A l’heure de la puissance des réseaux sociaux, des photos ratées sur Instagram ou des directs flous sur facebook, elle a décrété son spectacle « Epilogue » GSM non grata. Pour ma part, c’était une première mais, espérons-le, pas une dernière. Pas question de vous voler votre précieux portable mais, avant l’entrée dans la salle, l’appareil est enfermé dans une housse en mousse hermétique. Fini de pianoter, de reluquer les sites infos ou d’envoyer des selfies avec des grimaces improbables.

Constats successifs. Primo. Après une petite période de flottement, les gens se parlent. « Vous avez fait un truc de ouf qui date : discuter entre vous, dit-elle dans son one woman show. Pour les plus jeunes, discuter c’est chatter mais en live avec des smileys humains. » Secundo. Aucun voisin ne tente de filmer, souvent mal, le spectacle. Conséquence : vous pouvez tout voir de partout dans la salle. Un bonheur qui semblait d’un autre âge. Seul hic : la sortie. Si cette pratique doit être un jour généralisée, il va falloir trouver une manière de désactiver la fermeture de la housse plus rapidement. Hier soir, il y avait des embouteillages autour des « décapsuleurs. »

Après trois ans sans spectacle, Florence Foresti avait visiblement besoin de ce retour sur scène. Son personnage fort en gueule jongle avec ses thèmes habituels : les rapports hommes/femmes, la vie de tous les jours et ses travers, son admiration pour le Dieu Waze, ses séances de sport avec un coach (ou plutôt un observateur de sports) mais aussi, un classique, sa propension à picoler. Le trait est sans doute exagéré mais cela reste toujours un passage savoureux. A consommer sans modération.

A l’occasion, elle en profite pour jeter un œil régulièrement sur… son GSM. Pour quelques recherches amusantes et un clin d’œil (involontaire ?) à Florence Mendez, l’humoriste bruxellois à l’humour cash qui s’inscrit dans la lignée de celle qui n’hésite pas à afficher ses 45 balais.

Son meilleur one woman show depuis l’inégalable (ou presque…) Mother Fucker. Avec la bonne idée de la voir sur un écran géant ce qui permet aux 6.000 spectateurs de profiter pleinement de sa dégaine de garçon manqué ou des mimiques qui ont fait sa réputation.

Epilogue

Florence Foresti

Ce soir 20h à Forest National