"Comme d'habitude, c'est la culture qui paie, ce sont les théâtres qui paient!", déplore, en colère dans une vidéo sur Instagram, la comédienne Bénédicte Philippon, ex-Pouf du Grand Cactus (Clitorine), depuis les coulisses du théâtre Royal des Galeries où elle participe à l'annuelle et célèbre revue. "Il y a eu je ne sais combien d'études pendant deux ans pour montrer à quel point il y avait peu de contagion. On a demandé aux gens de venir avec leur CST, de porter le masque, de descendre la jauge à 200 personnes et le public s'y est gentiment conformé. Et les théâtres aussi!"

"Tout simplement parce qu'il n'y a pas de lobbies derrière"

Et la comédienne, comme Baudouin Rémy ou Vincent Taloche dans nos colonnes, de poursuivre sur l'incompréhension générale du secteur culturel. "On a perdu beaucoup d'argent, on a perdu deux ans de travail pour pouvoir enfin jouer quelques jours." Avant de pousser un véritable coup de sang. "Tout ça pour une poignée de crétins qui ne connaissent absolument rien et qui n'en ont absolument rien à foutre des artistes!", balance Bénédicte Philippon avant de proposer son analyse. "Tout simplement parce qu'il n'y a pas de lobbies derrière, pas d'argent. Pour eux, ça ne change donc rien que l'on nous ferme. Ils doivent bien faire semblant de prendre des décisions et, du coup, voilà, ils ferment les petits." 

"On met 150.000 personnes au chômage dans ce pays"

Et de conclure sur les conséquences colossales de ces fermetures. "Je ne sais pas combien de personnes cela peut représenter en terme de spectateurs ou artistes... mais on met 150.000 personnes au chômage dans ce pays. Il y en a marre de leurs décisions à la con! C'est absolument n'importe quoi. Ce n'est pas dans les théâtres que l'on chope cette saloperie. Alors que les trams, eux, sont toujours bondés."