Prisma revendique la place de leader de la presse magazine en France, avec une vingtaine de publications dont également Géo, Télé-Loisirs et Gala.

Aucun montant n'a été communiqué pour cette opération, encore soumise à des autorisations réglementaires. Le PDG de Prisma Rolf Heinz devait s'adresser à l'ensemble du personnel lundi à 11h, a indiqué une source au sein du groupe à l'AFP.

Selon un communiqué de Vivendi, une telle acquisition "offrirait (...) d'intéressantes opportunités de collaboration au sein du groupe et de développement" pour les titres de Prisma.

"Plus de 42 millions de Français sont en contact chaque mois avec une marque du groupe, que ce soit en feuilletant un magazine, en surfant sur le web, sur un mobile ou sur une tablette", indique le communiqué.

A la Bourse de Paris, le titre de Vivendi s'échangeait aux alentours de 26 euros à 11h00, en progression de 1,4%, dans un marché évoluant en hausse de 0,8%.

Présent dans la musique (Universal), la télévision (Canal+), la communication (Havas), les jeux (Gameloft) et les livres (Editis, qui détient notamment des maisons comme Nathan, Robert Laffont ou Plon), le groupe diversifié Vivendi "ne dispose pas encore de sa propre division d'édition de magazines", rappelle Gruner + Jahr dans un communiqué.

- Montée chez Lagardère -

Signe d'un intérêt constant pour les médias, le groupe contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré a acquis récemment une participation au sein de Lagardère (Europe 1, Paris Match, le JDD), et se trouve désormais au coeur d'une bataille entre actionnaires et son dirigeant Arnaud Lagardère.

Premiers actionnaires de Lagardère, Vivendi et Amber Capital veulent renverser le conseil de surveillance du groupe, et y être représentés en nommant quatre nouveaux membres.

Or, Arnaud Lagardère refuse d'organiser l'assemblée générale extraordinaire qu'ils demandent. Une décision de la cour d'appel de Paris est attendue le 17 décembre dans ce dossier.

Début novembre, des salariés des différentes branches de Lagardère avaient manifesté leur inquiétude face au risque de démantèlement de leur groupe entre ses actionnaires.

Dans une autre affaire, cette fois en Italie, Vincent Bolloré et le président du directoire de Vivendi Arnaud de Puyfontaine sont passibles de poursuites pour "manipulation de marché" et "obstruction à l'exercice de fonctions de contrôle" dans le cadre d'une montée au capital dans le groupe de télévision italien Mediaset, selon une enquête de la brigade financière italienne bouclée samedi.

Vivendi a dénoncé des "allégations" et a rappelé "avoir acquis sa participation dans Mediaset de manière légale", dans l'objectif initial de créer un champion européen de la télévision.

Filiale du géant allemand Bertelsmann, Prisma Media est une société cousine de M6 avec qui elle s'était associée il y a quelques mois pour développer les contenus audios. Mais "aucun projet capitalistique" n'était envisagé par le groupe de télévision, avait affirmé le dirigeant de celui-ci Nicolas de Tavernost.

Prisma Media a en revanche été bousculé cette année, comme de nombreux journaux, par la débâcle du distributeur de presse Presstalis, placé mi-mai en redressement judiciaire et dont les filiales en région ont été liquidées.