Si David Rodriguez est la star incontestée sur TikTok en Belgique avec plus de 11 millions d’abonnés, d’autres belges cartonnent sur le célèbre réseau social chinois. À commencer par Maliciadorable qui, avec son petit ami Salva, fait des ravages avec leur humour de couple décalé et sans tabous. Résultat ? 2,7 millions d’abonnés. Suit ensuite Jamaleddine Jlassi, alias Jamal.jml (2,5 M) mais dont le personnage trash avec une petite voix drôle n’a plus rien posté depuis un an (il a souvent été censuré aussi). Pour clôturer le podium, on retrouve alors le comédien et humoriste Dylhan Fat (1,8M), suivi de près par Shauna Dewitt (1,2 M) et le chroniqueur de Tipik (RTBF) et de L’internet show Nicolas Lacroix (près d’un million).

Toute une communauté de Tiktokeur qui peuvent aujourd’hui être aidé par des agence comme la star-up belge BeInfluence, qui vient de lancer son application pour faciliter la vie des créateurs de contenu. Ces influenceurs pourront notamment consulter l’impact réel des campagnes auxquelles ils ont participé, connaître leur taux d’engagement moyen et avoir accès à tous les futurs projets auxquels ils aimeraient prendre part. 

"J'ai décidé de prendre une année sabbatique pour me concentrer sur Tiktok"

Tout a explosé en un an et demi, nous confie Shauna Dewitt, alias Shona, 22 ans et qui étudie l’audiovisuel au RITCS de Bruxelles. Honnêtement, je ne comprends toujours pas. Mais quand je lis les commentaires, c’est parce qu’ils adorent mon accent, mon autodérision et que je sois moi-même. Mais je ne m’attendais pas à ce que cela monte aussi vite.” Suivie aussi par 416 000 abonnés sur Instagram, Shauna ne se destinait pourtant à devenir TikTokeuse mais actrice ou animatrice télé. “Vu ma communauté grandissante, j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour me concentrer un peu plus là-dessus car il y a une grande porte ouverte qui peut m’apporter beaucoup de choses. Et mélanger ça avec l’école, c’est compliqué. Je vais tester pendant un an et on verra !” 

Celle qui pense aussi bientôt monter sur scène (“mais je ne suis pas encore prête, ni apte à faire du stand up”) gagne sa vie avec les réseaux sociaux. “Tiktok ne paye pas en Belgique mais avec les collaborations, il y a moyen. Mais pour moi, il n’y aura jamais de censure, je veux rester moi-même, c’est important.” Et pour cause, ce qui a démarqué Shona peut en surprendre plus d’un(e). “Je suis complètement tarée dans ma tête !, conclut celle qui essaye de ne pas se focaliser sur les chiffres et faire ce qu'elle aime (car elle est consciente que tout cela peut-être éphémère). Moi, je ne vais pas faire de vidéo où je vais montrer mes formes. Certaines aiment se dénuder, ce qui fait plus de vue mais c’est extrêmement sexualisé et ce n’est pas ce que je recherche. J’essaye plutôt de prouver qu’il n’y a pas besoin de montrer son corps pour percer. Il suffit de péter ou roter dans une vidéo et ça marche (rire) !”