Chaque année, le Centre d’information sur les médias (CIM) dresse un état des lieux de la presse écrite. Une étude très attendue qui propose une photographie de l’évolution du secteur. Sans surprise, cette année, la pandémie de Covid-19 est venue perturber la collecte des informations nécessaires, explique l’institution. Avec le confinement, impossible de réaliser les entretiens en face-à-face comme cela est normalement le cas, ils l’ont été par téléphone. L’interprétation des résultats se doit donc d’être réalisée avec une certaine prudence.

Cela étant, les mesures du CIM font état d’un constat important pour l’ensemble du secteur, à savoir le bond énorme qu’enregistre la presse, tous supports confondus, qu’il s’agisse des journaux imprimés, de leurs éditions digitales et de leurs sites Web. "C’est la preuve qu’en période troublée, la population se tourne vers les médias de qualité", indique Denis Pierrard, le directeur général du groupe IPM qui rassemble La Dernière Heure, La Libre Belgique et Paris Match mais aussi désormais L’Avenir et Moustique.

La DH touche quotidiennement 783 400 personnes contre 609 900 lors de l’étude couvrant la période précédent de 2018 à 2019. Soyez chaleureusement remerciés pour cette confiance que vous nous accordez chaque jour. La Libre passe de 339 700 personnes à plus de 500 000, L’Avenir de 636 800 à 675 400, tandis que Sudpresse atteint 1,2 million de personnes contre 695 900 précédemment.

Ce constat vaut aussi pour les hebdomadaires même si c’est dans une moindre mesure, avec notamment la belle progression de Paris Match.

Chez IPM, la satisfaction est de mise pour plusieurs motifs. Celui de voir La Libre Belgique dans le peloton de tête des titres qui progressent en termes de ventes d’éditions papier et digitale, avec Sudpresse et L’Écho, mais aussi le fait de voir le groupe faire jeu égal désormais avec Rossel. Si l’on additionne les chiffres du papier et des éditions digitales de La Libre, de La DH et de L’Avenir, IPM fait aussi bien que l’ensemble Sudpresse-Le Soir.

À cela s’ajoute le succès de Paris Match qui voit son audience totale bondir de 347 900 personnes touchées au quotidien par la marque en 2018-2019 contre 565 800 en 2019-2020. "C’est l’apport énorme du site Web que nous avons lancé il y a deux ans, souligne le directeur général d’IPM. Il permet à l’audience globale de l’hebdomadaire de progresser de 62 % sur une année. Mis à part Le Vif/L’Express, les autres n’augmentent pas dans cette proportion. C’est une des meilleures progressions du marché supports papier et Web compris."