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Son frère cadet Alexandre accuse le lauréat du prix Renaudot 2013 de lui avoir infligé les sévices qu’il décrit dans Orléans.

Tel est pris qui croyait prendre… Dans une lettre ouverte publiée par Le Parisien, Alexandre Moix accuse son frère aîné, réalisateur de Podium et ex-chroniqueur d’On n’est pas couché, d’être l’auteur des sévices et humiliations qu’il décrit dans ses livres et dit avoir subis de la part de ses parents. Il qualifie les écrits de son frère de "mensonge outrancier". Il vise en particulier le dernier roman de l’auteur, Orléans, en librairie depuis moins d’une semaine.

"J’ai subi vingt ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part, écrit Alexandre Moix dans les pages du quotidien français. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents. Il était mon Orange mécanique." Il passe en revue ce que son frère aîné lui a infligé : tentative de défenestration du premier étage, noyade dans la cuvette des W.-C. alors qu’il n’avait que deux ans, passages à tabac récurrents dès que les parents s’absentaient, destruction de ses jouets, maquettes, matériels de sport et livres.

Dans son roman, Yann Moix évoque une scène où il est poursuivi par sa mère armée d’un couteau de boucher. La réalité est tout autre, explique Alexandre Moix. C’est lui qui, adolescent, "me pourchassa […] avec un énorme couteau de cuisine en hurlant - prêt à me tuer - qu’il allait me ‘saigner comme un goret’". "Les corrections qu’il écopait de mon père […] faisaient suite aux sévices, eux bien réels, qu’il m’infligeait." Plus loin, il affirme que son frère "empêcha purement et simplement la parution de son premier romand Second rôle chez un grand éditeur". Il ajoute encore avoir appris tout récemment qu’il s’est vanté d’avoir tout fait pour lui nuire dans le milieu du cinéma.

Pour Alexandre Moix, Yann - qui a reçu le prix Renaudot en 2013 - n’a que deux obsessions dans sa vie : "obtenir le prix Goncourt et m’annihiler […] physiquement ou moralement." Il "sacrifie la réalité sur l’autel de ses ambitions littéraires" et se dresse "comme le porte-flambeau de la cause des enfants malheureux" alors qu’il "se moque éperdument" de la souffrance des autres.

La semaine dernière déjà, le père de l’auteur et réalisateur avait dénoncé la malhonnêteté de son fils aîné, l’accusant aussi d’être l’auteur des sévices et humiliations décrits dans ses livres. Dans l’Obs, il explique également que Yann Moix n’a jamais accepté la naissance de son petit frère et qu’il a toujours cherché à l’"éliminer", parfois même physiquement.