Quand Lara Croft nous prend en sandwich

Le nouveau Tomb Raider n’est pas évident à chroniquer : d’un côté, il affiche une paresse affligeante, en copiant-collant tous les principes de son aîné. De l’autre, il reste magnifique, et très dynamique…

Quand Lara Croft nous prend en sandwich

Le nouveau Tomb Raider n’est pas évident à chroniquer : d’un côté, il affiche une paresse affligeante, en copiant-collant tous les principes de son aîné. De l’autre, il reste magnifique, et très dynamique… rise of the tomb raider en exclu sur xbox one et xbox 360 (sortie sur pc et ps4 fin 2016).

Autant la PS4 (plus de 30,2 millions d’unités vendues, selon les derniers chiffres) a écrabouillé sa rivale la Xbox One en termes de ventes et de popularité, autant, il n’y a pas match : le catalogue qu’offre la console de Microsoft pour ces fêtes de fin d’année est simplement dantesque et truffé d’exclus, là où Sony est un peu aux abonnés absents, misant plutôt sur le premier semestre 2016. Halo 5, Forza Motosport 6 ou encore Gears of War Ultimate Edition, ce n’est pas de la petite bière. Alors si, en plus, la belle et légendaire Lara Croft accorde une exclusivité temporaire au label Xbox, en ne repointant sa frimousse, son piolet et ses formes généreuses que sur Xbox One et Xbox 360 en 2015, n’en jetez plus : Noël sera dingue, pour les Xboxeux.

Impossible d’évoquer Rise of The Tomb Raider, fraîchement paru, sans piper mot du reboot de la série paru en 2013. Un grand, un très grand jeu d’aventure, réussi sur tous les plans, qui réinventait la personnalité d’une Lara plus jeune et mise en difficulté comme jamais. Décors somptueux, gameplay pêchu (qui a presque réussi à nous faire aimer les QTE, c’est dire !) : les développeurs ont totalement digéré la saga Uncharted, qu’ils ont pu transcender à l’univers de l’Indiana Jones féminine.

D’où le challenge : comment Rise of the Tomb Raider allait-il pouvoir faire mieux que son aîné de deux ans ?

On prend la même, et on recommence.

Lara croit toujours, dur comme fer, à l’existence de la source éternelle. Les mystiques événements survenus sur l’île de Yamatai dans l’opus précédent ont achevé de la convaincre de mener sa quête à bien. C’est donc vers la Sibérie que notre douce met le cap, pour poursuivre son épopée. Seul bémol : elle n’est pas seule. La milice des Trinitaires, lourdement armée et financée, est aussi sur le coup…

Comme d’hab’, Lara va prendre cher : on commence fort avec une avalanche, qui va séparer l’aventurière de son ami Jonah, et la laisser en plan, dans l’immensité sibérienne. Pieds dans la poudreuse, l’occasion est belle de juger du décor : esthétiquement, le titre dépasse la moyenne haute du genre, et largement. Artistiquement moins gore et plus classique que son devancier, ROTTR émerveille dans sa manière de rendre l’eau, projeter la lumière ou éclairer une grotte à la lueur d’une torche bancale. Techniquement, c’est stable, en revanche, d’un point de vue environnement, la Sibérie, forcément monochrome, est vite lassante durant la première moitié de l’aventure…

Pour le gameplay, on sera très brefs : c’est le même que dans l’épisode précédent. Ce qui est une excellente mais décevante nouvelle : s’il était très efficace, on aurait aimé quelques nouveautés… Même remarque pour l’IA de nos opposants, toujours aussi crétine, malheureusement. Quant au scénario, bien que cousu de fil blanc, il se laisse suivre.

Les développeurs de Crystal Dynamics ont assurément joué la carte de la sécurité : ce Tomb Raider est peu ou prou le même que le précédent, avec d’autres environnements et un autre habillage narratif. Feu de camp, amélioration des armes, énigmes (renforcées, tant mieux) et phases de combat sont toujours au rendez-vous. Alors évidemment, on prend son pied, quand on joue de l’arc, visite des tombeaux secrets ou qu’on améliore la crosse de nos fusils. Mais, même si le copier-coller d’un excellent jeu reste un grand jeu, on était, tout de même, en attente d’un poil plus d’audace… Pour la prochaine fois, Lara ?

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