La DH a testé Final Fantasy XV: le retour du roi ?

12 ans après les débuts de son développement très chahuté, qui c’est qui vient remettre le JRPG à sa juste place ? C’est FF15, pardi… On a fait le test.

La DH a testé Final Fantasy XV: le retour du roi ?

12 ans après les débuts de son développement très chahuté, qui c’est qui vient remettre le JRPG à sa juste place ? C’est FF15, pardi… 

C’est la saison des miracles. Après un The Last Guardian annoncé il y a dix ans et finalement tout juste arrivé sur nos PS4, les gamers ont, dans une concordance de temps troublante, un second ch’ti jeunounet intitulé Final Fantasy XV à se mettre dans le mange-disque. Deux Arlésiennes pour le prix d’une, on déstocke !

Oui, la licence phare du RPG nippon, dont la mainmise a, ces dix dernières années, été largement contrecarrée par l’Occident est bien de retour au premier plan.

La genèse de FFXV remonte à… 2004. Le titre s’appelait, alors, Final Fantasy Versus XIII. 10 ans de développements foireux plus tard, voilà enfin le nouveau joyau de Square Enix. Mais cette question taraude : un Final Fantasy, en 2016, ça brille encore ?

L’intrigue nous place directement en terrain connu, sans grande Fantasy.

Focalisée sur le personnage de Noctis Lucis Caelum (c’était plus facile de dire Cloud, dans FF7 !), prince du Royaume de Lucis, la narration nous présente la planète Eos, menacée par un infâme tyran. Accompagné de ses trois acolytes de la Garde Royale Gladiolus Amicitia, Ignis Scientia et Prompto Argentum (on vous jure, c’est toujours les vrais noms), Noctis, s’embarquera dans un voyage initiatique beaucoup plus long et complexe que prévu…

Tous les codes d’un FF, même s’il est unique

Ne tergiversons pas : il y a dans ce Final Fantasy tout ce qu’un FF doit contenir. Des images dépaysantes et envoûtantes, du mauvais goût vestimentaire, un character-design unique, des longues tirades et cinématiques bousille-rétines, énormément d’exploration, une BO de dingue, des chocobos, des scènes historiques, des coiffures de mangas, des chocobos, des combats, un inventaire qu’on explorera des heures durant, un paquet d’objets à ramasser et de quêtes à mener, des chorés bidon et, ah oui, des chocobos.

Graphiquement sublime (et très varié dans son level-design), FFXV, dont le temps et la météo sont gérés dynamiquement, n’est malheureusement pas exempt de clipping et d’un poil d’alliasing (ou plutôt d’un cheveu, tant il est perceptible dans la chevelure de Noct).

Le tout nouveau système de combat baptisé "Active Cross Battle System", fait souffler un vent nouveau, et bienvenu, sur la saga. Dans la pratique, il est assez similaire à ce qui se fait dans Kingdom Hearts. Plus nerveux et dynamique, il n’a qu’un défaut : le manque de clarté de certaines scènes de combat, lorsque les ennemis se font nombreux et rapides.

Immense, le monde d’Eos est évidemment truffé de quêtes annexes. Seul bémol : Square Enix ne s’est vraiment pas décarcassé pour les rendre épiques… En gros, il s’agira, plus souvent qu’à notre tour, de partir à la chasse au monstre ou de jouer les facteurs pour tel ou tel PNJ… Bof. Il y a un vrai, et regrettable, décalage d’intensité entre la quête principale et les missions secondaires.

Pour autant, en dépit de ses défauts, ce Final Fantasy étonnant à plus d’un titre, rythmé et nerveux, ridicule en certains instants, magnifique très souvent, remet le JRPG à sa juste place : au sommet.

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