Resident Evil VII : le retour de la flippe

Après avoir sombré dans les TPS quelconques façon Resident Evil 6, ce nouvel opus revient aux roots de Resident Evil : faire peur. Mais le faire bien…

Resident Evil VII : le retour de la flippe

Après avoir sombré dans les TPS quelconques façon Resident Evil 6, ce nouvel opus revient aux roots de Resident Evil : faire peur. Mais le faire bien…

Du travail de pro. Sans pérégrinations, report ou autre polémique. À peine sept mois séparent l’annonce tonitruante de Resident Evil 7, sous l’égide de Capcom, de sa sortie dans les bacs. Tonitruante, parce que cette fois c’était la bonne : Resident aurait enfin fini de se perdre en films bouseux et jeux virant vers le TPS d’action à la Gears of War (pour faire peur au joueur, rien de plus efficace que la vue première personne et la magie du hors-champ). Back to Roots ! RE7, c’est un vrai survival-horror, en vase quasi clos, à l’ambiance lugubre et capable de vous foutre le trouillomètre à zéro sur un bête claquement de porte ou même un silence, quand bien même vous soyez un bonhomme qui, même pas peur, joue tout seul et carrément dans le noir. Vérifications, manette en main.

Bienvenue chez les Baker

Vous vous souvenez du manoir empli de malaise de Resident Evil, premier du nom ? La demeure de la famille Baker, haut-lieu de l’action de ce nouvel épisode canonique, en est la parfaite réminiscence.

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©Capcom

L’immense bâtisse, vestige d’une banalité familiale devenue terrifiante, est un labyrinthe au cœur même de la flippe. Vieux meubles d’époque, coupures de presse, bouteilles, ordures, photos d’un temps révolu, la maison, quasi vivante, vous plonge dans un univers de mal-être sans même trop en faire. Vous, c’est Ethan Winters. Veuf (du moins le croit-il) depuis trois ans et la disparition de sa femme Mia, avant que sa moitié ne réapparaisse dans une vidéo dans laquelle elle lui demande de ne surtout pas venir la chercher. Il va bien entendu lui désobéir, et filer vers le hameau de Duvley, en plein cœur de la Louisiane et son bayou, dans le fameux manoir des Baker, où il suspecte Mia d’être emprisonnée.

Bémol : les Baker ne sont pas du genre commode. Charognards amateurs de violence sans limites, carnivores accros à la bidoche en décomposition, ils cochent toutes les cases de la famille terrifiante.

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©Capcom

Vintage

Graphiquement, Resident Evil 7 n’est pas que joli et techniquement bien ficelé, avec un jeu de textures et de lumière servant parfaitement l’ambiance. Il est aussi audacieux, ajoutant un grain et un filtre à l’image qui donnent l’impression de jouer au cœur même d’un Polaroid ou d’une vieille VHS (très présente dans le jeu).

Le gameplay, classique pour qui a joué aux premiers (vrais) Resident Evil, équilibre plutôt bien les phases d’enquête et de casse-tête (où les références aux énigmes d’autres titres de la saga ne manquent pas) avec celles d’action. Spécificité des Resident Evil bien heureusement conservée : immerger le joueur dans le manque. Que ce soit une herbe, des munitions ou un objet pour avancer, il vous manque toujours un truc dans Resident Evil. Une situation qui nous met dans la peau d’un junkie, accroît la difficulté et le sentiment de n’être livré qu’à soi-même.

Bien sûr, il y a bien ces moments de jeu répétitifs, avec ces allers-retours pour sauvegarder, ces boss un peu téléphonés et ces combats un peu lourds, pas très punchy. Bien sûr, le design du bestiaire n’est pas vraiment innovant pour qui connaît la saga. Pas grave. On demandait à ce Resident Evil 7 de se reconnecter avec son passé, pour immerger enfin totalement son joueur dans une ambiance flippante, et ressusciter le genre trop boudé dernièrement du Survival-Horror. Pendant un peu moins de 15 heures, cette mission est largement accomplie. Nous, en tout cas, on n’avait jamais eu aussi peur devant un jeu. Dispo en VR… du moins si vous l’osez !

Resident Evil VII: Biohazard

  • Sorti le 24 janvier 2017
  • Disponible sur PS4 (et PS VR), Xbox One et PC
  • Edité et développé par Capcom
  • Prix d'achat: 59,99 euros

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