For Honor : en avant, chevaliers !

Brutal, collégial, ancestral, viscéral; For Honor, la dernière escapade belliqueuse d’Ubisoft envoie du lourd. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le genre, difficile de ne pas s’incliner…

A. Ca.
For Honor : en avant, chevaliers !

Brutal, collégial, ancestral, viscéral; For Honor, la dernière escapade belliqueuse d’Ubisoft envoie du lourd. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le genre, difficile de ne pas s’incliner…

Inclassable. Audacieux. Et chevaleresque. S’il en fallait brandir que trois mots pour décrire For Honor, la nouvelle aventure essentiellement multijoueurs proposée par Ubisoft, notre choix est fait. Inclassable, parce que For Honor hésite entre jeu de baston, d’action, de stratégie en temps réel. Le tout en bande. Audacieux parce qu’il témoigne de la nouvelle orientation prise par Ubisoft, qui a définitivement fini de se cantonner à nous pondre d’énièmes Rayman et Assassin’s Creed, et s’aventure de plus en plus vers de nouvelles franchises, qui plus est plus ou moins nichées (suivez notre regard vers Steep). Et chevaleresque, parce que le décorum de ce titre, qu’il est difficile d’apparenter à un autre, vous offre le choix entre trois sections : les chevaliers sauce Lancelot, les Vikings ou les Samouraïs. Voilà pour le topo. Reste à voir si manette en main, ce vent de fraîcheur est du genre à piquer les yeux et faire mal aux oreilles, ou plutôt à émoustiller l’âme d’un gamer en mal d’innovations…

For Honor se pitche vite fait : n’allez pas trop chercher pourquoi, et comment, mais nos trois castes de guerriers s’en mettent plein la tronche depuis les temps ancestraux. S’il est taillé pour le jeu en ligne, on peut toutefois conseiller au joueur, qui aura à maîtriser de nouveaux codes de gameplay dans cette aventure, et à apprendre des forces et des faiblesses de chaque type de personnage, de ne pas ignorer la campagne, à jouer en solo ou en coop. Quitte à se farcir son doublage moyen, et son scénario un peu quelconque, neuf heures durant.

Vous y apprendrez donc à manier des assassins (Ubisoft oblige…), à la défense fébrile mais à l’agilité énorme; des gardiens, la classe de base du titre, facile à manier et adepte du bourre-pif; des lourds, assimilables à des tanks et à la défense renforcée; et enfin les hybrides, qui compilent qualités et défauts des trois castes précitées. Douze héros sont ainsi à apprivoiser (un dans chaque catégorie) pour s’engager sur le champ de bataille. Charismatiques, mais personnalisables via des microtransactions qu’Ubisoft n’a pas trop exploité sur ce titre (tant mieux !).

Le champ de bataille, ou plutôt l’arène : For Honor est quelque part un jeu en vase clos, puisque toute l’action se déroule au cœur d’arènes variées, formidablement modélisées et tantôt violentées, tantôt sublimées, par des effets météo divins. Très, très loin de l’open world vaste, l’aspect confiné de For Honor permet aux développeurs d’Ubisoft Montréal de pourlécher le graphisme et les animations, sublimes, de leur bébé. En faire moins, pour en faire mieux, en somme.

Un système de combat jouissif

Au cœur du titre : le système de combat. D’une redoutable efficacité, il est loin d’être idiot et cantonné au pousse-gachette. Centré sur la garde, qu’il faut orienter en fonction de la partie du corps que l’opposant, et la contre-attaque, il exige de maîtriser placement et timing pour ne pas se faire rosser trop vite. Des heures de rodage seront nécessaires pour prétendre au titre de maître de l’arène…

Violent, bestial, superbement animé et mis en scène, For Honor est un jeu de baston chevaleresque, mais sans le prince charmant. Il a pour ambition de transcender la guerre, en ligne, pour accoucher sur un résultat qui ne séduira pas tout le monde, mais qui a le mérite de frôler le jamais joué. On lui pressent un avenir certain dans l’e-sport. Au minimum.


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