Microsoft va racheter l'éditeur de jeux vidéo Activision-Blizzard contre 69 milliards de dollars

L’opération prévue sera réglée en liquide à raison de 95 dollars par action Activision, soit au total un achat de 68,7 milliards de dollars.

PVC avec AFP
Microsoft va racheter l'éditeur de jeux vidéo Activision-Blizzard contre 69 milliards de dollars
©Blizzard

Le groupe informatique Miscrosoft va ouvrir en grand son porte-monnaie pour s'offrir "le" géant du jeu en ligne Activision-Blizzard, qui édite notamment Call of Duty, World of Warcraft et Candy Crush.

"Les jeux vidéo sont la catégorie la plus dynamique et la plus enthousiasmante dans le divertissement sur l'ensemble des plateformes et joueront un rôle déterminant dans le développement des plateformes de métavers", a affirmé le patron de Microsoft, Satya Nadella, dans un communiqué.

L’opération prévue sera réglée en liquide à raison de 95 dollars par action Activision, soit au total un achat de 68,7 milliards de dollars. Pour assurer sa prise, Microsoft versera dans ce cas une prime de 45 % par rapport aux derniers cours de Bourse du groupe de jeu. Le deal sera dénoué en 2023 et a déjà reçu l’aval des conseils d’administration des deux groupes. Peu avant l’ouverture du Nasdaq à New York, l’action Activision Blizzard flambait de 35 % à 88,91 dollars. Apparemment, du point de vue des opérateurs, les jeux sont faits !

Si la transaction est confirmée, il s'agira de la plus grosse acquisition du secteur des jeux vidéo, très loin devant le rachat de Zynga par Take-Two pour 12,7 milliards de dollars annoncé la semaine dernière. C'est aussi la plus importante acquisition réalisée par le groupe informatique.

Microsoft, qui commercialise la console Xbox et possède plusieurs studios de développement, va ainsi devenir le troisième plus gros acteur de l'industrie vidéoludique en termes de chiffre d'affaires derrière le Chinois Tencent et le Japonais Sony, fabricant de la PlayStation.

L'annonce intervient au moment où Activision traverse une période tourmentée. Le groupe californien est accusé, par des autorités américaines et des employés, d'avoir laissé se développer une culture d'entreprise sexiste en n'ayant pas suffisamment sévi contre des cas d'agression et de harcèlement sexuels.

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