"Ils rendent asocial", "ils sont abrutissant", "ils abîment les yeux", "ils rendent paresseux",... les clichés négatifs sur les jeux vidéos ont encore la dent dure dans notre société. Ce vendredi 22 novembre, synonyme de journée mondiale du jeux vidéo, est l'occasion de démêler le vrai du faux à ce sujet.

Les bienfaits

Les jeux vidéo auraient un nombre importants d'effets bénéfiques sur la santé de ceux qui s'adonnent à ce loisir.

Sur le cerveau:

Les jeux vidéos stimulent le cerveau ce qui permettrait de ralentir le vieillissement et d’accroître le nombre de cellules grises qui sont responsables de la navigation spatiale et de la mémoire. Ils sont également particulièrement efficaces dans la rééducation après un AVC car ils animent les mécanismes neuronaux.

Sur la vue et la capacité de concentration:

Grâce à la grande attention qu'ils nécessitent, les jeux vidéo peuvent également aider les enfants dyslexiques à se concentrer davantage et ainsi perfectionner leurs compétences en lecture. Par ailleurs, la vue elle-même peut s'améliorer grâce à l'analyse pointue des données visuelles requise pendant le jeu. Ils sont notamment particulièrement efficace dans le traitement de l'amblyopie (ou "œil paresseux").

Sur la santé mentale:

Jouer aux jeux vidéo réduirait le stress et l'angoisse du quotidien. Plusieurs études montrent également que le jeu pourrait être utilisé comme une forme de thérapie pour les personnes souffrant de problèmes mentaux.

L'addiction aux jeux vidéo ? Une maladie

Comme la drogue, le sexe ou les jeux de hasard, les jeux vidéo font désormais partie des maladies de l'addiction aux yeux de l'organisation mondiale de la santé (OMS):

"Elle se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, au point que celui-ci prend le pas sur d'autres points d'intérêt et activités".

Un constat préoccupant quand on sait que près de 2,5 milliards de la population mondiale joue sur les petits écrans. Néanmoins, seul un petit nombre est concerné par la maladie.

Comment la maladie se manifeste-t-elle ?

Une addiction aux jeux vidéo peut entraîner des changements comportementaux sur le plan personnel, familial, social, éducatif et professionnel. Un diagnostic ne peut être établi que sur un laps de temps relativement long (au minimum 12 mois).


Jeux vidéo et famille, un impact positif ?

Selon une étude intitulée "les Français et les jeux vidéo", 51% des parents avouent s'adonner régulièrement au plaisir des jeux vidéo avec leurs enfants. Pour eux, les jeux vidéos sont "un loisir à partager en famille" qui devient même "un rituel familial" sous contrôle parental direct.

"C'est la preuve que les jeux vidéo ont pris une dimension culturelle. Nous sommes hyper-connectés mais également libres de choisir les contenus que l'on souhaite, ce qui a sans doute facilité l'accès aux jeux vidéos ", explique Milan Hung, psychologue clinicien. "Ces jeux participent à la construction de son identité en tant que futur adulte. Ainsi, ne pas reconnaître un loisir, c'est comme ne pas reconnaître une partie de la manière d'expression de son enfant", prévient-il également.

Ainsi, jouer en famille aux jeux vidéo permet de partager et des créer des liens entre les membres familiaux.

Alors, une partie ?