Jeux vidéo 21 ans après sa première apparition, MediEvil sort de son cercueil sur PlayStation 4.

En 1998, la PlayStation 1 donnait naissance à une des nombreuses licences à succès de la fin des années 90. Plongés dans un jeu d’action-aventure avec des touches de plates-formes, les joueurs découvraient un univers sous le thème du cauchemar rappelant fortement les mondes imaginés par le réalisateur Tim Burton. Le film, l’Étrange Noël de Monsieur Jack, ne cesse de revenir à l’esprit lorsque le joueur parcourait l’aventure proposée par MediEvil. Aujourd’hui en 2019, C’est un remake du jeu originel qui est proposé à la communauté sur PlayStation 4.

Si d’emblée, le travail apporté aux remaniements des graphismes frappe la rétine, il n’en est pas question concernant la prise en main digne de l’épisode d’antan. Le personnage principal se déplace avec une animation rigide donnant parfois l’impression de diriger un camion-poubelle. Si cette technique d’animation renvoyant à nos jeunes années peut charmer à quelques occasions, le sentiment de faire un bon dans le passé pour les mauvaises raisons a le don de refroidir nos ardeurs. De par cette rigidité forcée, le jeu se montre parfois inutilement difficile et il ne devient pas rare de pester sur la manette. En cause, des ennemis qui deviennent inatteignables en raison d’une impossibilité de bien viser ceux-ci. La caméra est d’ailleurs un des points négatifs de ce remake.

La musique en parfaite harmonie avec l’ambiance "Halloween" du titre dégage une aura particulièrement réussie. Les compositions parfois entraînantes, parfois inquiétantes, permettent une plongée immédiate dans l’histoire. L’humour un tantinet loufoque de ce monde à la limite du cartoon correspond à merveille aux différentes blagues dégainées aux détours d’une cinématique. Même si le scénario n’atteint jamais des sommets, l’intrigue se laisse suivre sans souci.

Dans ce qu’il a à offrir, MediEvil est très sommaire. L’exploration des cartes se fait en un clin d’œil. Les armes de mêlée ou de lancée fonctionnent sur une base similaire et il ne sera pas rare d’appuyer bêtement en boucle sur la touche d’action. Parcourir les différents niveaux devient une routine où le seul réel plaisir se situe dans la découverte des nouveaux décors fraîchement retravaillés pour l’occasion.

Très fidèle au matériel de base, ce remake embarque les mêmes défauts que l’opus original. Si ces problèmes étaient tout à fait pardonnables en 1998, il n’en est pas de même à notre époque. Heureusement, le plaisir de redécouvrir cette aventure en 4K suffit à réveiller les bonnes ondes de la nostalgie. Déterrer MedEvil peut s’avérer être une bonne idée, surtout à un prix avoisinant les 29,99 €.