Condamné à disparaitre suite à la déchéance de l’éditeur THQ, Darskiders ne dit pas son dernier mot. Ressuscités grâce à Nordic Games, les cavaliers de l’apocalypse signent un retour six ans après le deuxième épisode.

Les deux premiers opus avaient réussi à conquérir le cœur de nombreux joueurs. En empruntant les mécaniques nerveuses d’un God of War ou l’intelligence des énigmes d’un Zelda, Darksiders n’innovait pas, mais prodiguait une sensation de savoir-faire. En puisant ses inspirations dans des valeurs sûres, tout en y insufflant une direction artistique et une histoire agréable, l’aventure des cavaliers de l’apocalypse réussissait à tirer son épingle du jeu. Que dire alors de cet épisode nous faisant suivre le parcours de Fury, la seule femme des cavaliers ?

Visuellement, le jeu est loin d’être beau tout en n’étant pas spécialement laid. Nous serions tentés de le situer à un niveau égal aux épisodes précédents. Techniquement, c’est un comble puisque le premier et deuxième jeu se déroulaient sur la génération précédente. De plus, le jeu souffre de chutes de framerate, ce qui déroute très souvent lors de certaines phases… Le tout est sauvé par une direction artistique inspirée qui saura ravir les fans de comics.

Autre ombre au tableau, la maniabilité reste à désirer. Effectivement, Darskiders 3 a décidé de succomber à la mode « From Software » en proposant un défi plus corsé aux joueurs. Tout le monde n’est pas From Software qui veut ! Avec un système de combat approximatif, quelques problèmes de collision, des caméras capricieuses, certains affrontements de boss pourront vite se montrer rédhibitoires.

L’histoire prend place dans une grande fresque en parallèle à celle contée précédemment. Dur de s’y retrouver sans un petit rafraîchissement de mémoire. Cependant, l’aspect plus intimiste de l’aventure donne l’occasion d’en apprendre un peu plus sur Fury. La protagoniste se positionne dès lors comme notre cavalière préférée actuellement. Quant à la musique, les compositions restent bien trop discrètes pour pouvoir juger le travail accompli.

Avec un système puisant dans les jeux d’action, d’aventure, les RPG et bien d’autres, Darksiders 3 a du mal à se démarquer. Bien trop simple dans sa dimension rpg, il ne pourra pas satisfaire une partie des joueurs. Les fans de la licence et de l’univers initiés en 2010 continueront probablement d’apprécier l’épopée, alors que les sceptiques passeront leur chemin sans même sourciller …