Nouvelle exclusivité PlayStation, Days Gone oppose aux joueurs des hordes de mutants.

Un monde ouvert dans lequel des humains tentent de survivre et de résister à des hordes de zombies. Un pitch vu et revu dans l’industrie du jeu vidéo, avec plus ou moins de succès. Remplacez le mot « zombies » par « mutants » et vous aurez une idée de ce que propose Days Gone. Mais il faut être honnête, réduire la dernière exclusivité de la PS4 en date à ce postulat de départ ne serait pas juste. Car Days Gone offre un peu plus qu’un énième affrontement entre les gentils humains et les monstrueux zombies.

Certes, ce n’est pas sa narration qui sauvera Days Gone. Si le soft tente bien l’un ou l’autre twist scénaristique pour se détacher de la concurrence des « jeux de zombie », le scénario proposé au joueur reste classique et peu innovant. Les personnages principaux, dont le héros Deacon St. John, ne brillent pas par leur excentricité et sont desservis par une mise en scène plutôt maladroite. Du côté des ennemis, mutants ou humains, le constat n’est pas meilleur : l’intelligence artificielle frôle le degré zéro et il est parfois possible de passer devant un ennemi sans que celui-ci ne remarque quoi que ce soit. Dommage pour un jeu censé exposer le joueur à un danger de tous les instants.

Techniquement, le jeu est également un peu poussif. Plusieurs bugs sont venus égayer notre partie, qu’ils soient graphiques ou techniques. Point positif, Bend Studios (qui développe le jeu pour Sony) veille au grain et les patchs se succèdent.

Malgré ses défauts, il est impossible de ne pas reconnaître à Days Gone un talent pour faire vivre au joueur une aventure de vrai biker. D’abord grâce à une carte aussi grande que remplie. Par des humains qui ont mal tourné d’un côté, par des hordes de mutants aussi impressionnantes que dangereuses de l’autre. Ensuite grâce à des environnements riches et variés qu’on se plaît à traverser à moto, et qui mettent en évidence un moteur graphique plutôt performant (sans malgré tout tirer le meilleur de la console). Enfin, parce que Days Gone offre une expérience de survie plutôt réussie, notamment grâce à un système de compétences très bien pensé. Des compétences qui, au fur et à mesure de leur déverrouillage, permettent enfin d’apprécier le vrai potentiel du jeu, un peu caché en début de partie.

Car Days Gone est un bon jeu. Malgré ses airs de The Last of Us 1.5, il possède une vraie identité, de très bonnes mécaniques de gameplay et une excellente durée de vie. Bien qu’elle ne soit pas toujours au top techniquement, cette nouvelle exclusivité PlayStation transporte les joueurs grâce à ses panoramas impressionnants, ses longues routes à parcourir en moto et ses aspects « survie ». Trois éléments sur lesquels le jeu s’appuie et qui, sans révolutionner le genre, en font un monde ouvert réussi.