Jeux vidéo

EA Games se conforme à la législation sur les jeux de hasard, selon le parquet.

"Le parquet constate aujourd'hui que EA Games décide de se conformer à la législation belge sur les jeux de hasard", a indiqué mardi la porte-parole du parquet de Bruxelles, Ine Van Wymeersch. "Le parquet prend acte de cette situation et une décision concernant le dossier sera prise", a-t-elle ajouté. En septembre dernier, le parquet de Bruxelles avait ouvert une information judiciaire sur des infractions relatives à la loi belge sur les jeux de hasard, commises par EA Games (Electronic Arts Games). Le parquet de Bruxelles a précisé mardi que les parties s'étaient concertées et qu'il constatait aujourd'hui que EA Games avait décidé de se conformer à la législation belge sur les jeux de hasard. Le parquet rendra une décision après évaluation de l'ensemble des éléments du dossier.

"Loot boxes" en ligne de mire

Pour rappel, en septembre dernier, il avait ouvert une enquête concernant EA Games, initiée après un rapport de la Commission des jeux de hasard.

Ce rapport concernait les "loot boxes", soit des pochettes-surprises virtuelles et payantes contenues notamment dans les jeux vidéo FIFA de la société EA Games. Selon la Commission des jeux de hasard, il s'agit d'une forme de pari dans la mesure où les joueurs ne connaissent par leur contenu avant de les acquérir.

La société Blizzard, éditrice des jeux "Overwatch" et "Heroes of the Storm", avait abandonné cette pratique fin août 2018. Les autres géants du jeu vidéo, Valve et 2K Games, avaient, de leur côté, décidé de ne plus proposer la possibilité d'acquérir ces "loot boxes" avec de l'argent réel.

EA Games était donc le dernier acteur majeur du secteur à ne pas avoir abandonné la pratique.

Les jeux vidéo et de hasard ne font pas bon ménage, rappelle Koen Geens

Le ministre de la Justice Koen Geens est satisfait de la décision de l'éditeur de jeux vidéos Electronic Arts (EA) Games d'abandonner ses "loot boxes" payantes dans le jeu FIFA. 

"Le mélange des jeux vidéo avec les jeux de hasard, surtout à un âge précoce, représente un danger pour la santé mentale", a réagi mardi le ministre. Un rapport de la Commission des jeux de hasard sur les jeux vidéos, commandé par Koen Geens, indiquait en avril 2018 que les "loot boxes" payantes répondaient à la définition des jeux de hasard.

"Nous devons nous assurer que les enfants et les adultes ne soient pas confrontés à des jeux de hasard lorsqu'ils cherchent juste à s'amuser dans un jeu vidéo", a commenté Koen Geens, pour qui il s'agit d'une étape importante dans la protection des joueurs contre des éléments de paris imprévus et leurs influences.