Après un Gears of War 4 vivement critiqué, le 5e opus de la saga débarque et compte bien faire oublier l’échec de l’aventure précédente.

Comme pour s’affranchir définitivement du passé, de l’ancien nom ne subsiste que le Gears. Une manière de faire comprendre qu’il est temps de faire table rase du passé afin de se concentrer sur les nouveautés tout en conservant ce qui fait l’essence même de la franchise.

En signant une nouvelle fois pour une suite des mésaventures des gears, la tâche ne semblait pas aisée. Alors que la formule semblait éculée et revue, il était plus que nécessaire de redonner un coup de boost à un ensemble se reposant bien trop sur ses lauriers. Plusieurs efforts viennent satisfaire les attentes des joueurs.

En offrant une mise en scène éclatante dès les premières heures, Gears 5 renoue instantanément avec son aura éclatante de jeu d’action. Les plans de caméra subliment un ensemble prenant au trip afin d’offrir une immersion réussie. La grande nouveauté de cet épisode est la présence d’un simili monde ouvert. En offrant plus de liberté aux joueurs, le plaisir de la découverte fait mouche. Il est tout de même nécessaire de tempérer cette exploration, qui dans les faits, reste très convenue et sommaire. Peu importe, cette limitation dans l’espace permet d’éviter la perdition de l’ennui dans un monde trop grand et vide, ce qui s’avèrerait être un comble pour un jeu gageant un frénétisme comme celui-ci.

La possibilité de parcourir l’histoire dans un mode coopération allant jusqu’à 3 joueurs est une vraie bonne idée. Vivre intensément l’histoire longue d’une dizaine d’heures tout en couvrant les arrières de votre partenaire ajoute une bonne dose d’adrénaline à l’ensemble déjà bien millimétré. La présence d’un robot volant en tant que partenaire permet d’implémenter une dimension tactique bienvenue, puisque ce dernier sera par exemple capable d’analyser le terrain ou encore de soigner les personnages.

Sans faire l’apologie de la vitrine technique de la Xbox One, Gears 5 se dévoile comme étant probablement la plus belle réussite visuelle de la console. Que ça soit sur PC ou Xbox One, le jeu impressionne et fleure bon le savoir-faire. En jonglant avec plusieurs décors tout en restant inspiré, le studio Coalition signe son plus grand succès.

Sans aucunement révolutionner la série, cette nouvelle suite a su implémenter diverses nouveautés tout en conservant ce qui fait le sel de la franchise. Se mettre à couvert-tirer, répéter la boucle indéfiniment, reste le motto de la licence même si des ajouts de techniques aux corps-à-corps existent. Il ne faut donc pas espérer rallier les détracteurs de l’univers. Cependant, le naufrage d’un nouvel épisode répétant inlassablement la formule à l’identique est évité. Bien plus qu’un copier-coller des épisodes précédents, Gears 5 est un cocktail de ce qu’il existe de mieux dans son domaine. Intense, assumé, le dernier né de The Coalition se compose de tout ce qu’il était nécessaire afin d’offrir une seconde vie à une saga qui commençait à grandement s’essouffler.