Globalement, le jeu n’est pas mauvais mais pour les fans de la franchise, les « Missions Stories » et l’aspect online des missions peuvent être un gros frein.

Hitman n’a jamais réellement déçu. Certains volets étaient certes moins bons que d’autres mais cela peut s’appliquer à beaucoup de franchises dans le monde du jeu vidéo. Hitman 2 est dans la lignée de ces volets, moins bon mais pas fondamentalement un échec.

Passons rapidement aux gros points positifs : les différentes façons de tuer, toujours plus barges les unes que les autres. Et surtout (notamment pour les joueurs PC), les graphismes. Lisses, propres, excellents !

Le handicap des Missions Stories

Les « Missions Stories » sont ces mini scénarios possibles qu’on vous met à disposition pour terminer votre chapitre. Il est possible de désactiver cette option si vous voulez vous offrir un jeu plus libre mais il est bon de savoir que la désactivation des « Missions Stories » peut bloquer la progression dans l’histoire. Certaines cibles ne bougeront et ne casseront leur routine « scriptée » qu’à une seule condition : activer les « Missions Stories ».

Pour donner un exemple, en se baladant deux heures sur la carte en Inde, afin de vérifier les environs et les « Missions Stories », on se rend vite compte que notre cible fait le même trajet… pendant deux heures : monter un étage, passer le même coup de fil avec les mêmes lignes de dialogue, il demande quand arrive « untel » et ainsi de suite tant que vous n’arrivez pas déguisé en « untel ». On ne demande pas de créer une myriade de scénarios pour chaque personne à tuer mais des lignes de jeu différentes auraient pu améliorer l’expérience de jeu.

Cependant, la rejouabilité des missions permet d’étendre la durée de vie des cartes et fera plaisir aux perfectionnistes. On apprécie néanmoins beaucoup le gros cliffhanger de fin qui donne réellement envie de jouer à la possible suite du jeu.

Le fonctionne offline/online casse tout

Ce qui pourrait être aussi moins apprécié, ce sont les mises à jour des missions qui sont faites séparément. Tout cet aspect « online » du jeu est un vrai handicap. On n’a plus l’impression d’avoir un jeu complet dès l’achat. De plus, et malgré les sauvegardes automatiques, ce système en ligne des missions est gâché dès le moindre problème de connexion internet. Puis, soyons clairs : les scores des autres joueurs sur les maps ne nous intéressent pas vraiment ! Cette volonté d’axer leur jeu en partie sur le « online » a fait oublier aux développeurs d’Hitman que les fans étaient là pour jouer seuls, dans leur coin et que la progression individuelle était la seule chose dont ils se souciaient.

Les trois dernières missions d’Hitman 2 sont vraiment sympathiques mais le gros bémol reste encore une fois la durée de vie : courte malgré la possibilité de rejouer les missions ! Cinq cartes, c’est un peu ridicule. Ce nouveau format ne correspond pas du tout à l’ambiance d’Hitman qu’on pouvait avoir dans Blood Money ou encore Absolution.

Une révolution multijoueur

Impossible de conclure ce test sans une mention spéciale au mode multijoueur « Ghost ». Dans ce mode, deux joueurs doivent tuer les mêmes cibles dans deux « parties » différentes. A chaque fois qu’un joueur aura éliminé une cible, l’autre reçoit la confirmation de l’assassinat et aura vingt secondes pour accomplir son objectif. Une bonne grosse dose d’adrénaline pour changer du côté linéaire de la campagne solo.

Soyons clair, Hitman 2 reste un volet classique de la saga avec l’ambiance qu’on connaît. Les mécanismes et le gameplay qui ont fait le succès de la franchise sont au rendez-vous et raviront les amateurs. L’axe très « online » pris par le jeu et les « Missions Stories » sont clairement les gros points faibles de cet opus. Peut-être que ces ajouts ont été réalisés pour renouveler le jeu mais laissons ça à « Hitman : Absolution » qui l’a fait avec classe.