Une nouvelle fois le héros Artyom explore des terres russes jonchées de monstres.

La suite de Metro : Last Light était attendue, notamment pour connaître enfin les péripéties qu’allait vivre le jeune héros, Artyom. Alors que les premiers volets laissaient croire que le peuple isolé d’Artyom était le seul à avoir survécu à l’Apocalypse, quelle surprise d’apprendre d’entrée de jeu qu’il existe d’autres survivants sur Terre et que tout était bien caché par certaines personnes à la tête de votre organisation. Un twist narratif qui annonce la couleur de ce nouvel épisode.

Car la narration est au centre de Metro Exodus. L’ambiance post-apocalyptique déjà présente dans les anciens opus se fait toujours ressentir avec une histoire principale qui alterne entre missions d’action et d’autres plus passives. Metro Exodus a parfois été pensé comme un jeu d’infiltration où éteindre les bougies et mettre ko des ennemis seront essentiels pour mener à bien vos missions.

Artyom, votre personnage, est tout ce qu’il y a de plus humain. Vous disposez, selon le niveau de difficulté, de ressources limitées tant au niveau des soins que des munitions. Il vous sera cependant possible de récolter des ressources pour fabriquer et améliorer vos armes. Un système de craft similaire à ce qu’on peut trouver dans d’autres jeux mais bien optimisé et simple d’utilisation. Votre énergie est également prise en compte, vous ne pouvez par exemple pas sprinter éternellement. Un réalisme qui peut paraître évident mais que certains développeurs oublient encore souvent.

Côté graphisme rien à dire, même si on pourrait reprocher à Metro Exodus de manquer parfois de ce côté « léché » que proposent certains jeux concurrents. Petite mention tout de même au mode photo, de plus en plus présent dans ce genre de jeu. Simple d’utilisation, il vous permettra de pouvoir capturer d’incroyables décors et, qui sait, d’avoir un très beau fond d’écran.

La parole à l’intelligence artificielle

L’absence de dialogues dans lesquels est impliqué votre personnage est probablement l’un des gros points faibles du jeu. Vous entendrez votre personnage parler lorsqu’il sera narrateur entre les chapitres. Il y a ce petit charme en moins quant à une possible interaction dans l’histoire. On pourrait croire que les personnages autour de vous, vous dictent les missions et que vous les exécutez. Si l’histoire est bien huilée, les différents individus rencontrés manquent, eux, un peu d’expression.

Au niveau de la durée de jeu, vous pouvez vous attendre à une quinzaine d’heures si vous désirez explorer les recoins des terres désolées avec votre masque à gaz. Une longueur acceptable pour un jeu de cette ampleur, même si on était en droit d’en attendre un peu plus.

Metro Exodus reste néanmoins une très bonne pioche pour les fans du genre post-apocalyptique et peut s’appuyer sur une excellente narration pour captiver le joueur.