Pendant trois heures, nous avons pu mettre les mains sur la prochaine exclusivité de Sony sur PS4. Et l'expérience ne nous a pas déçus !

Annoncé lors de l'E3 2016, Days Gone avait provoqué deux réactions totalement opposées dans la communauté des joueurs. Certains avaient été totalement charmés par le trailer et attendaient impatiemment d'en voir plus tandis que d'autres n'avaient pas particulièrement hâte de découvrir "encore un jeu de zombies". Peu importe son camp, tous espéraient en apprendre plus sur l'univers du jeu et sur son gameplay.

On découvre donc l'Oregon, état américain, sujet à une grave épidémie. De nombreux habitants se sont donc transformés en zombies. Les survivants, eux, se regroupent en clans et en gangs, tantôt pacifistes tantôt extrêmement violents. Nous incarnons Deacon St. John, un motard qui, en compagnie d'un ami, parcourt l'Etat afin de survivre. Car la survie est au coeur de ce jeu en monde ouvert. Il faudra trouver de quoi réparer ses armes, sa moto (fidèle compagnon qui ne quitte jamais Deacon) ou encore de quoi fabriquer des trousses de soin. Days Gone marque donc sa différence avec les autres jeux du genre par un aspect survie un peu plus développé, sans pour autant tomber dans l'ultra-réalisme.

Côté narration et ambiance, nous avons été charmés. Les cinématiques sont bien réalisées et nous en apprennent bien plus sur Deacon, qui n'est pas le cliché du "motard au grand cœur" qu'on aurait pu craindre. La première partie de notre démo étant le tout début du jeu, nous avons assisté à de longues cinématiques entrecoupées de courtes phases de jeu, essentiel pour laisser aux développeurs le temps de raconter leur histoire. Dans la deuxième partie, nous étions plus libres d'explorer le grand monde ouvert proposé par Days Gone. Deux approches différentes qui nous ont permis de voir que Days Gone n'était pas uniquement un bon jeu ou un bon scénario mais un savant mélange des deux éléments.

Days Gone se laisse approcher de différentes façons. Il est possible de la jouer totalement action et de foncer sur les zombies tête baissée, mais il est également possible de se baser sur de l'infiltration. Une tactique presque obligatoire face à certaines hordes de zombies où il y a facilement plusieurs dizaines d'individus qui vous foncent dessus.

Graphiquement, et malgré quelques bugs de textures inhérents à l'état non-terminé du jeu, nous avons été impressionnés. Days Gone est un jeu de 2019 et ça se ressent. Esthétiquement très propre, il peut également compter sur des environnements variés, ce qui n'est pas toujours gagné dans les jeux actuels.

Dernier point de cette preview, et il est un peu moins positif : la conduite de la moto. Alliée principale de Deacon et donc omniprésente, la moto déçoit par sa conduite un peu trop lourde. Certes cela nous fait ressentir le poids de l'engin mais on a très souvent du mal à la manœuvrer. Quand on sait que Deacon est un motard expérimenté, ça fait tâche !

Dans l'ensemble, néanmoins, Days Gone s'annonce comme un excellent jeu solo. Avec un scénario plutôt intéressant, quelques mécaniques de gameplay bien pensées, la menace omniprésente des zombies et des autres survivants et l'absence, parfois, de munitions ou d'armes, Days Gone devrait plonger tous les joueurs dans une quête de la survie assez jouissive. On attend impatiemment la sortie du jeu le 26 avril pour nous faire un avis définitif !