Prix ? Date de sortie ? Rétrocompatibilité ? Design ? Profondeur du catalogue de jeux ? On fait le point sur l'annonce de la très attendue PS5, et les mystères qu'elle garde encore pour elle

Sony a donc révélé au monde sa très attendue PlayStation 5, ce jeudi soir. Par vidéo livestreamée, pandémie oblige. Si le géant japonais a surtout mis en avant les jeux, carburant essentiel de la console qui alimenteront son début de carrière, il en a aussi profité pour dévoiler le design, tu jusqu'ici, de sa nouvelle console, qui s'opposera frontalement à une Xbox Series X qui semble mieux armée à lui faire face que sur la génération actuelle. Retour sur tout ce qu'il faut savoir.

La console et ses accessoires

Jusqu'à hier soir, seule la manette (DualSense, en non plus DualShock, petite révolution) avait officiellement été dévoilée. Elle intègre le retour haptique, ainsi que des gâchettes adaptatives. Mais en fin de présentation frénétique où se sont succédés les trailers de futurs jeux, l'ensemble de la machine s'est enfin montrée. Présentée en mode d'utilisation vertical, bien qu'elle puisse bien entendu être posée à l'horizontal, la PlayStation 5 rompt avec le design anguleux de la PS4. Plus courbée, majoritairement blanche et plus futuriste (aspect surligné par l'intégration des LED bleues) la PS5 s'éloigne du look PC de la Xbox Series X. Au point, diront les plus moqueurs, d'épouser les lignes d'une machine à dosettes de café célèbre...


Dans le ventre de la bestiole, on sait qu'un SSD, sur lequel Sony a beaucoup communiqué, sera intégré. Il permettra de réduire à peau de chagrin les temps de chargement, inévitables avec l'actuelle PS4 et son disque dur traditionnel. On espère que le bruit (et la chaleur) sera maîtrisée sur la PS5, qui dispose déjà, semble-t-il, d'un mécanisme de ventilation important. Du point de vue de la puissance de calcul, on multiplie à peu près par 5 ce que la PS4 pouvait traiter, pour une puissance de 10,28 téraflops. Soit moins que la Xbox X Series. La carte graphique intégrée, elle, permettra de donner vie, sur PlayStation, au Ray Tracing. Une technologie qui permet de gérer l'ombre et la lumière en fonction de chaque élément présent dans le décor.

Comme attendu, la PS5 sera dispo en deux versions : l'une, classique, intégrant un lecteur Blu-Ray UHD. L'autre, dépourvue de tout lecteur optique, baptisée Digital Edition. Il faudra donc impérativement passer par la case téléchargement pour acquérir des jeux sur cette version.

Outre la manette et la console, une gamme d'accessoires a également été dévoilée, toujours drapée d'un blanc immaculé : on parle d'un casque sans fil Pulse 3D, une caméra HD et une télécommande appelée Media Controller.

© SONY

La date de sortie

Pas de jour précis à vous communiquer, mais une certitude, jamais mise en doute jusqu'ici : la PlayStation 5 sortira bien à la fin de l'année 2020, pas question de louper le coche des fêtes de fin d'année. Sony n'a pas avancé de calendrier précis, mais l'automne 2020 verra bien naître la PS5.

Le prix : 399 et 499 € ?

Sony n'a pipé mot de ce point crucial, de manière officielle. Seule certitude : la PS5 Digital Edition, sans lecteur de disque, sera bien entendu moins chère que la version classique. On ne devrait pas atteindre les tarifs abusifs, au lancement, de la PS3 (599 €) mais il n'est pas encore garanti que la PS5, même en version Digital Edition, se monnayera à 399 € (prix de lancement de la PS4). Même si c'est une hypothèse logique, qui tient la corde. La version classique, avec lecteur Blu-Ray, sera vendue une centaine d'euros plus cher. Ce qui nous mènerait à une PS5 Digital Edition commercialisée à 399 €, et une PS5 classique à 499 €. Tout cela reste bien entendu à confirmer.

Le catalogue de jeux : sentiment mitigé

Au sortir de présentation de Sony, le sentiment est diffus. Le console-seller est très clairement Horizon Zero Dawn 2 . Intitulé Forbidden West , le titre de Guerilla Games n'a pas caché son ambition ni sa gestion impressionnante de l'action et des environnements. On y incarnera toujours Aloy, plongée dans ce monde post-apocalyptique où la civilisation a chuté sous le poids des machines, victime d'un désastre écologique. Aussi prometteur qu'imprécis sur son calendrier, Horizon : Forbidden West n'a livré aucune date de sortie.


Au niveau des satisfactions, Resident Evil VIII : Village trône bien haut. Avec son ambiance inquiétante (plus qu'horrifique et crasseuse), le survival a posé son ambiance en un trailer qui s'inscrit déjà dans l'ADN de ce que la saga a fait de meilleur. Pas de sortie au lancement, toutefois : le titre sortira en 2021, sans plus de détails.


Le platformer Ratchet & Clank : Rift Apart , très alléchant, sera, lui, bien là en 2020, au même titre que NBA 2K21.

Si la saga a perdu de sa superbe ses dernières années, Gran Turismo 7 tentera également de réconcilier les fans de sports moteurs vidéoludiques.

On comptera également sur Spider Man : Miles Morales , qui, s'il est aussi bon que le précédent opus paru en exclu sur PS4, sera excellent.

Hitman III , attendu en janvier 2021, devrait lui aussi faire son petit effet.

Du côté des nouveautés, on évoquera déjà Returnal, nouvelle franchise PlayStation Worldwide Studios. Un FPS schizophrénique et spatial à l'ambiance inquiétante, à l'héroïne perturbée derrière sa tenue à la Mass Effect, condamnée à revivre la même boucle.

Deathloop donne aussi pas mal envie. Création des Français d'Arkane, il se présente comme un shoot'em'up à l'imagerie vintage et rock'n'roll, où il s'agira de jouer avec les boucles temporelles. Un petit esprit Bioshock, plus roots, plus cru. Hâte d'en voir plus !

Même si c'est peut-être Kena : Blood Spirits qui nous a peut-être le plus attisé côté nouvelles licences. Le titre en a mis plein les yeux et donné envie d'en savoir plus aussi. Il s'agit d'un Zelda like, jeu d'aventure et de "développement personnel" (?) aux images alléchantes, d'inspiration héroïc-fantasy.

Un paquet d'autres jeux ont également été annoncés ou confirmés : citons Oddworld : Soulstorm , Sackboy : A Big Adventure , ou encore le très mystérieux Pragmata (2022), Parmi tant d'autres.

La rétrocompatibilité

Pas du tout évoqué hier, ce point crucial a fait l'objet d'un rétropédalage de la part de Sony dans sa com. Au départ, nous était promise une rétrocompatibilité multigénérationnelle. Et donc la promesse de pouvoir lancer une partie, sur PS5, depuis le disque d'un jeu PS2, PS3 et PS4. Cet aspect a totalement disparu de la communication de Sony. Tout ce que l'on sait, c'est qu'une partie (importante) du catalogue PS4 sera bien jouable depuis une PS5. Plus d’une centaine de jeux PS4 parmi les plus populaires au lancement de la PS5 seront en réalité jouables dès le lancement.

Les grands absents : la réalité virtuelle, Naughty Dog, Rockstar, ...

Si Sony a bien dévoilé une nouvelle PlayStation Camera (qui ne sert à l'heure actuelle qu'à l'utilisation du PlayStation VR), nous n'avons pas eu droit à une mise à jour de l'actuel casque de réalité virtuelle, le PlayStation VR. Patience : le PlayStation VR 2 devrait être lancé en 2021. 

En revanche, côté jeux et studios, certains ont brillé par leur absence, même si elle était pressentie. On a parlé de Rockstar que par le fait que GTA Online sera offert à tout nouvel utilisateur de PS5. Pas un mot de GTA 6, mais il est sans doute trop tôt. Même destin pour les très attendu God Of War 2 et Assassin's Creed Valhalla, qui sortira pourtant bien sur next-gen. On est d'ailleurs surpris de ne rien avoir entendu du côté de chez Naughty Dog, studio qui a bâti tant de succès PlayStation, avec les séries Uncharted et The Last Of Us, dont l’épisode deux sort vendredi prochain.