Jeux vidéo

Le prix des consoles pourrait augmenter à cause de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, à moins que les constructeurs ne délocalisent.

Les fabricants de consoles de jeux comme Nintendo, Sony et Microsoft pourraient quitter la Chine. La raison ? Les tarifs douaniers mis en place par Donald Trump sur les produits venant de Chine, dont les consoles, dans le cadre de la guerre commerciale avec l'empire du Milieu.

Les fabricants avaient déjà affiché leur mécontentement fin juin en écrivant une lettre ouverte commune pour protester contre ces mesures mises en place par Donald Trump. Ils avaient évoqué les conséquences économiques pour les entreprises si les ventes de Switch, de Playstation ou même de Xbox (de l'Américain Microsoft) venaient à diminuer, car le coût des consoles devrait être revu à la hausse à cause de ces taxes douanières.

Impact indéniable sur le marché du jeu vidéo

Il faut savoir que 96% des composants sont produits en Chine. Les fabricants pourraient alors décider de délocaliser dans un autre pays d'Asie pour éviter ces surcoûts.

Les marques ont insisté aussi sur l'impact sur l'économie américaine. Car si les consoles sont produites en Chine, l'industrie du jeu vidéo qui en découle représente pas moins de 43,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires rien qu'aux Etats-Unis, avec plus de 220 000 emplois liés directement ou indirectement au secteur.

Au niveau mondial, on estime, pour l'année 2018, à près de 140 milliards de dollars de chiffres d'affaires générés par le secteur.

D'autres constructeurs actifs dans l'informatique sont aussi concernés par ce problème. Dell et HP ont également annoncé récemment le fait d'envisager une délocalisation vers d'autres pays d'Asie du sud-est.

Les conséquences pour la Chine pourraient être importantes en termes de retombées économiques, mais également pour les États-Unis, car bon nombre de composants restent créés en Chine et déplacer toute la chaîne de production pourrait être compliqué. Le prix des appareils pourrait tout de même être impacté, même en cas de délocalisation. Mais les constructeurs tentent à présent de faire pression pour que Trump revoit sa copie, ne serait-ce que pour leur secteur.