Dans "Krasnaïa", Raphaël Enthoven donne la parole aux herbivores, aux carnivores et à tous les autres

"Krasnaïa", ou quand l'animal politique devient une bête. Drôle et brillant.

Dans "Krasnaïa", Raphaël Enthoven donne la parole aux herbivores, aux carnivores et à tous les autres
©D.R.
Ne rien savoir – ou pas grand-chose – de Krasnaïa avant d'en entamer la lecture : voilà le conseil que l'on a envie de donner à propos du récit de Raphaël Enthoven. Oui mais alors – et c'est tout le paradoxe – il ne faudrait pas non plus que vous lisiez ces lignes puisque, forcément, l'auteur y fournit quelques grilles de décryptage de nature à gâcher un peu du plaisir, énorme, qu'il y a à investir ce lieu étrange où les animaux ont pris le pouvoir, sont dotés de parole et reproduisent la société politique des hommes (désormais leurs esclaves). "Comme j'avais un peu "La ferme des animaux", d'Orwell, en tête quand j'ai écrit ce livre,...

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