Livres/BD Rose Berryl, auteur montoise, va s'attaquerà la France et à la Suisse

MONS Il ne faut pas toujours aller chercher très loin les auteurs à succès et les belles histoires pleines de rebondissements. L'histoire de Rose Berryl commence certainement comme celle de pas mal d'autres personnes qui ont connu les mêmes moments de détresse, mais c'est peut-être le destin qui a fait de cette Montoise de 24 ans une romancière dont la reconnaissance gagne chaque jour du terrain dans le monde francophone. Créatrice d'une saga médiévale dans le style fantasy, Rose a aujourd'hui le sourire, mais elle a traversé des épreuves délicates qui sont à l'origine de son succès.

«L'écriture de cette histoire a commencé en 2002 lorsque mes parents se sont séparés. J'avais 20 ans et j'étais très perturbée par ce qui m'arrivait. J'ai voulu trouver une échappatoire et, en relevant le défi d'un ami, je me suis mise à écrire. C'était une bouée de sauvetage qui devait durer trois ou quatre pages.»

Rose avoue ne jamais avoir été une grande lectrice, mais la fantasy lui a toujours plu. C'est donc dans ce style qu'elle s'est lancée et les lignes se sont succédé, pratiquement à n'en plus finir.

«J'avais beaucoup d'idées et si je ne pouvais les transcrire directement, je les mettais sur des fiches, prêtes à être employées. Je suis aujourd'hui à une projection d'environ 5.000 pages, réparties sur 14 tomes.» Damenndyn était née et pouvait entamer son parcours dans un univers peuplé de créatures extraordinaires où les histoires reprises dans un vieux grimoire rattrapent l'héroïne dans la réalité.

«On m'a souvent posé la question, mais je ne crois pas que Damenndyn, ça soit moi. Les premières lignes peuvent le laisser penser, mais je me détache de plus en plus de ce personnage. Elle dit ou fait des choses que je serais incapable de dire ou de faire.»

En 2004, Rose Berryl trouvait un éditeur et elle pouvait alors sortir les deux premiers tomes de sa saga. La bonne nouvelle devançait de peu la mauvaise car si le coffret se vendait au-delà des espérances (5.600 exemplaires, énorme pour une première oeuvre en Belgique francophone), sa maison d'édition fermait ses portes et il fallait de nouveau trouver celui qui diffuserait la suite des aventures de Damenndyn. Ce sont finalement les éditions Luce Wilquin qui acceptèrent de relever le défi et la suite est dans les bacs.

«Les deux premiers tomes sont épuisés, mais ils seront très prochainement réédités, avec quelques adaptations. Nous allons maintenant nous attaquer dans les prochaines semaines aux marchés français et suisse, mais nous ne pouvions trop faire attendre le lecteur belge. Raison pour laquelle le 3e tome de la série est sorti au mois de décembre.» Damenndyn et la voix des Ombres est donc disponible dans toutes les librairies et s'il tarde à vraiment décoller, il ne fait aucun doute que la réédition des anciens tomes devrait booster les ventes.

«On peut commencer par ce 3 e livre mais, comme dans toute saga, il est conseillé de démarrer par le premier pour ne rien rater. C'est le véritable début de son histoire. Ce qui précédait était vraiment une mise en bouche.» Installée dans la région du Centre, l'auteur est prête à se lancer sur les routes de France et de Suisse pour promotionner son bébé. En expliquant à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas choisi la facilité, sur les traces du Seigneur des Anneaux ou d'Harry Potter, mais bien quelque chose qui lui convient à merveille.

«J'ai tellement de choses à partager que je me vois mal aller chercher l'inspiration ailleurs.» Pour les réticents, une visite sur le site www.rose-berryl.com aura fini de convaincre.

© La Dernière Heure 2006