Parmi les ouvrages consacrés au Général, qui sortent ces jours-ci, nous citerons "Les adieux au Général", de Judith Cohen Solal et Jonathan Hayoun (chez Robert Laffont). Les deux auteurs se demandent, au fil des pages (et en citant l’historien Pierre Nora), comment “le plus grand diviseur national s’est transformé en dernier symbole de l’unité et du rassemblement”. En recueillant d’innombrables témoignages, en furetant dans les archives, ils racontent les quatre jours qui courent du décès de de Gaulle à ses funérailles qu’il voulait intimes mais qui attirèrent bien du monde à Notre-Dame…

Dans un tout autre genre, la journaliste du Monde, Raphaëlle Bacqué, propose un beau livre, "De Gaulle Président. Dix ans d’archives inédites de l’Élysée" (édition par Bernadette Caille), qui plonge dans les archives de la présidence. On y trouve de tout : des reproductions de lettres que les Français adressent à leur président à des notes manuscrites, des affiches et des unes de journaux. Le tout sur la période qui va de 1958 à 1970.

On se replongera également dans l’imposante biographie signée par l’historien britannique Julian Jackson, professeur à Queen Mary, University of London et publiée au Seuil : "De Gaulle. Une certaine idée de la France". Un livre qui prend une certaine distance par rapport aux nombreux mythes qui entourent le Général et dont le sujet de sa Gracieuse Majesté a tenu à se défaire.

Enfin, chez Calmann-Levy paraît une version “augmentée” de "De Gaulle vu par les Anglais", de François Malye. On y (re) découvre les rapports de Churchill, les dépêches et télégrammes dans lesquels le grand Charles est notamment qualifié d’arrogant, autoritaire et beaucoup trop français !