En l’occurrence, une vie presque banale dans le pays de l’Oncle Sam, qui, s’il a toujours prôné l’ascension sociale, est aussi celui où la spirale qui vous tire vers le bas peut être la plus violente. Prise dans l’œil du cyclone, Stephanie a été engloutie, essorée, puis jetée là, au milieu d’une tonne de paperasse, avec un bébé à charge et un compagnon violent qui lui a fait toutes les misères du monde. Et pourtant, elle va se relever. Toute honte bue - mais souvent le rouge au front - elle va solliciter les caisses d’aide sociale, vivre dans une caravane, dans un studio minable où les fenêtres gèlent à l’intérieur quand vient l’hiver. Avec Mia, elle va traverser toutes les tempêtes et se contenter du sourire de sa gamine pour surmonter les obstacles, nombreux, qui vont se mettre sur sa route.

Pour y arriver, Stephanie tient un blog, devenu le livre que vous tiendrez peut-être bientôt entre les mains. Elle raconte les maisons - des plantes, des clowns, de Lori - la crasse, l’irrespect, mais aussi les petites attentions, un cadeau, parfois. Tombé sous son charme, Barack Obama parle d’un témoignage "inébranlable d’une mère célibataire qui lutte pour joindre les deux bouts". Une incroyable leçon de courage et de résilience.