Quand la Grande-Bretagne subissait les assauts d’extra-terrestres excentriques

BRUXELLES Déjanté! Ce second opus des Avatars est tout aussi fou que le premier. Les auteurs nous immergent dans la Grande-Bretagne de la fin des années 60. Une époque marquée par le succès musicale d’une bande de quatre jeunes dans le vent gens venus de Liverpool. Mais, dans la perfide Albion, tout n’est pas nécessairement rose pour autant. En effet, loin des spootlights, un autre événement majeur a bouleversé la grande île. Une bande de personnages hybrides, venus d’on ne sait où, déferlent à Londres et sa grande banlieue. Des êtres hors normes qui boulersent complètement le quotidien des Britons qui, pourtant, ne paraissent pas décontenancés outre mesure.
"C’est pour cette raison que j’ai situé cette aventure en Grande- Bretagne, explique Veys, le scénariste de la série. Il n’y a que ces gens-là pour conserver leur flegme en toutes circonstances."

Et c’est vrai que nos voisins britannique parviennent à faire face à cette invasion avec une aisance étonnante. Dès qu’ils débarquent sur cetet île, les Avatars sont pris en mains comme des humains... juste un peu particuliers. "C’était une des donnes importantes des Avatars, reconnaît Bazile, le dessinateur de cette saga. Il fallait que ce soit complètement fou tout en demeurant crédible."

Avec sa patte, Bazile parvient réellement à relever ce défi et met en scène une cohorte de personnages qui devraient apparaître comme des démons et qui se fondent, finalement, avec une facilité déconcertante dans la foule bigarrée du Londres des années sixties. Des années où l’originalité était la norme, mais ici, en Grande-Bretgane, rien n’est impossible. Et le clacissisme le plus sévère peut donc cohabiter sans souci avec cette tette démonstration de modernité.
"La fin des années soixante, c’est comme la Grande-Bretagne, cela s’imposait tout naturellement", poursuit le dessinateur qui ne cache pas qu’il se régale à farfouiller dans les archives de cette époque. "Une fin de décennie très proche mais qui pourtant peut paraître très lointaine tant notre quotidien a évolué. C’était donc le moment idéal pour situer nos hommes venus d’ailleurs. C’est aussi une période où les grandse aventures humaines étaient encore de mise. Bref, le bonheur pour un scénariste..."
Il est évident que l’arrivée de ces mutants ne passe pas inaperçu malgré les apparences. Si les Britanniques semblent très bien vivre cette situation, certains autres services de renseignements voudraient en savoir un peu plus sur ces êtres exceptionnels. Les tontons flingueurs français débarquent donc dans cette pièce qui n’avait vraiment pas besoin d’eux pour connaître certains épisodes surréalistes.
Du rythme, de la bonne humeur et une bonne dose de non sens pour une série qui appelle encore confirmation mais qui a vraiment belle allure.

Bazile – Veys: Les Avatars, T. 2, La balade de John, Ed. Dargaud.