Livres/BD

Ce mercredi, sortira le dernier roman de Yann Moix, intitulé "Orléans".

Dans ce livre, Yann Moix y détaille les maltraitances dont il aurait fait l'objet durant son enfance. Les faits se passaient au cours des années 70-80. Il explique notamment que sa mère l'a un jour poursuivi avec un couteau en menaçant de le tuer, ou qu'il a été obligé de manger ses excréments. 

Ses parents démentent formellement les propos de leur enfant. Ils clament haut et fort ne pas avoir maltraité leur fils lors d'un entretien accordé à La République du Centre. Ils affirment que tout ce qui a été dit "n'est que pure affabulation".

L'écrivain français aurait-il exagéré en écrivant les lignes de ce passage au cours duquel il aborde son enfance ? C'est en tout cas ce que pense son père: "Tout d'abord, je tiens à dire que notre fils n'a jamais été battu", affirme son père José. Néanmoins, Yann a déjà été puni: "Comme cette fois où Yann a tenté de défenestrer son frère du premier étage. Ce jour-là, oui, il a eu la correction qu'il méritait, comme le jour où il a mis la tête d'Alexandre (son frère) dans les WC et a tiré la chasse d'eau. Je ne le nie pas, il a alors ramassé une bonne paire de claques. Mais il était un ado dur. Et peut-être qu'au fond, si j'avais été moins sévère, il n'en serait pas là où il est aujourd'hui, vu ses fréquentations de l'époque."

José raconte que plusieurs personnes peuvent prouver qu'ils n'ont pas maltraité Yann: "Sa maîtresse d’école, son médecin traitant ou son pédiatre... (...) Ils vous confirmeront que je ne suis pas un bourreau. S’il y avait bien eu maltraitance, il y aurait forcément eu quelqu’un pour le remarquer, et alerter les services sociaux."

Le papa de l'écrivain revient aussi sur des déclarations faites par son fils à la télévision: "Il y a quelques années, Yann a déclaré ceci à la télé, chez Franz-Olivier Giesbert. Il a dit que, lorsqu'il était enfant, je rentrais tous les soirs après 22 heures à la maison, complètement bourré. Il a dit que je lui tapais alors dessus à coups de fouet ou de fils électriques. Il a dit qu'il repartait le lendemain au collège le visage tuméfié et ensanglanté. Tout ça est totalement faux. Je n'ai jamais frappé mon fils à coups de câbles électriques, ou avec quoi que ce soit."

Avant de poursuivre: "Dans une autre émission, il a rapporté que je le mettais à genou devant notre cheminée, et l'obligeais à brûler lui-même ses livres et dessins en le frappant. Comment peut-il inventer de telles choses, aussi odieuses ?" Et de poursuivre: "J'ai des origines catalanes et ai été strict, j'en conviens, mais jamais je n'aurais été capable de faire manger ses excréments à mon fils. Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n'est pas possible !"

Yann Moix s'en prend également à sa maman: "Mais comment Yann peut-il décrire sa mère lui courant après avec un couteau pour le tuer ! On croit rêver, c'est aberrant. (...) Jamais sa maman n'a levé la main sur Yann", poursuit José dans son interview à nos confrères de la République du Centre. 

Cependant, malgré ce qu'on peut lire sur eux dans "Orléans", José et sa femme ne redoutent pas la sortie du bouquin: "Ma femme et moi avons la conscience tranquille. Peut-être vais-je le lire, peut-être pas". "Je le sais très intelligent, mais trouve dommage qu'il ne mette pas son intelligence au service d'une chose noble."

Ce que déplore surtout José, c'est de ne plus avoir l'opportunité de discuter avec son fiston afin de s'expliquer : "Ce que j'aimerais, déjà, c'est avoir un jour une conversation, d'homme à homme, avec Yann. Ce qu'il n'a jamais accepté. Il a toujours fui. Mais notre porte reste ouverte, Yann revient quand il veut".