Thomas Gunzig ne procrastine plus : il a tout le temps de ranger ses tiroirs…

Actif sur Twitter, où on lit ses posts avec plaisir, Thomas Gunzig nous confiait, voici quelques jours, que l’écriture au long cours - romans ou autre - lui était plus inaccessible en ces temps de confinement. " Je lis, à gauche à droite, des témoignages d’auteurs qui disent profiter de ce temps de confinement pour écrire. Pour ma part, la situation est tellement instable que je ne me sens pas du tout en état créatif, fertile. Je ressens plutôt du stress face à l’état du monde. C’est une situation difficile pour tout le monde et pour les auteurs qui vont se prendre une baffe dans la gueule, surtout s’ils n’ont n’a pas d’argent de côté…", nous confiait-il aux premiers jours d’enfermement. "Tous les projets sont arrêtés, pour deux ou trois mois sans doute. Alors, avec ma famille, on essaie plutôt de faire des choses qu’on remettait au lendemain, on n’est pas dans l’introspection."

Concrètement, il y a le rangement approfondi de la maison. " On vide les tiroirs, on classe des trucs, on fait des choses mécaniques qu’on remettait sans cesse au lendemain." Bref, on arrête de procrastiner et on agit. " Et puis, tant que c’est encore autorisé et même encouragé par notre gouvernement, on fait des promenades en famille dans la nature. On sort - pas au bois de la Cambre, il y a trop de monde et j’ai quand même un certain sens civique ! Nous optons pour des coins perdus de la forêt de Soignes. On construit une cabane, on fait une balle au chasseur. Tant que c’est possible. "

Père de trois enfants, l’écrivain et scénariste, torréfacteur de cafés serrés sur La Première, ne veut surtout pas, en ces temps compliqués, fliquer ses enfants. "On ne sait pas combien de temps tout cela durera… Mais je leur dis souvent que je suis fier d’eux, qu’ils sont très forts dans cette affaire", dit-il joliment.

"J’essaie aussi de cuisiner, avec ma fille qui aime beaucoup ça. Disons que nous pratiquons des activités qui sont par nature apaisantes, ultra-simples."

Car aujourd’hui, Thomas n’a plus de deadline, même s’il continue à travailler un peu sur un scénario. "À part ça, je fais des courses pour mes parents qui sont âgés. Et franchement, j’essaie de ne plus trop lire les infos. Avant de me coucher, je ne consulte plus mon iPad mais je lis des livres. C’est tellement plus apaisant…"