Livres/BD La Fille qui devait mourir clôt la trilogie de David Lagercrantz. Millenium a vécu.

Après les trois premiers tomes, dus à la plume de Stieg Larsson - qui ne sut jamais le succès de Millenium puisqu’il mourut d’une crise cardiaque en 2004, juste après avoir rendu ses manuscrits - on avait cru que l’affaire allait s’arrêter là. Que Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, héros de papier aux millions de lecteurs, disparaîtraient du paysage littéraire. Pourtant, en 2015, avec l’assentiment du frère et du père de Larsson, un auteur à succès, David Lagercrantz réalisait l’impossible : donner une suite à Millenium. Au grand dam des puristes, qui se ravisèrent toutefois assez rapidement : Ce qui ne me tue pas, d’abord et La Fille qui rendait coup pour coup, deux ans plus tard, ont rencontré le public et 14 millions d’exemplaires de ces deux "suites" furent écoulés.

La fille qui devait mourir - qui vient de sortir chez nous - clôt cette trilogie et s’est déjà hissé à la troisième place des meilleures ventes de la Fnac. On y retrouve le journaliste Mikael Blomkvist, contacté par un médecin légiste qui ne croit pas en la thèse officielle entourant le meurtre d’un SDF. Des noms circulent, dont celui du ministre de la Défense, qui pourrait être impliqué dans cette sinistre affaire. Comme toujours, Blomkvist fait appel à Lisbeth, laquelle est aux abonnés absents et pour cause : elle est à Moscou, où elle règle ses comptes avec sa sœur.

Dans cet ultime tome de la série, c’est toute la société suédoise qui en prend pour son grade. Corruption, scandales politiques, fake news s’invitent dans les pages. Qui seront, donc, les dernières. "Pour moi, c’est fini", a juré Lagercrantz. Même son de cloche chez l’éditeur suédois Nordstedts qui assure que le tome 6 est "l’ultime volet de la série Millénium".


>>> David Lagercrantz, Millenium 6 - La Fille qui devait mourir, Actes Sud