Livres/BD Nicolas Lebel retrouve son capitaine Mehrlicht pour une 5e enquête. Où il est question de brouillard et de vampires.

L’attachée de presse nous avait prévenus : quand on ouvre un roman de Nicolas Lebel, on ne le referme plus avant d’avoir le mot de la fin. Comme on connaît la Dame, on s’était dit qu’elle vendait bien son auteur. Alors, certes, elle nous l’avait bien vendu. Mais elle avait mille fois raison. Car même sans avoir lu les aventures précédentes du capitaine Mehrlicht, on plonge d’emblée avec lui dans la brume (écarlate) de cette enquête où les filles disparaissent, avec, dans le cou, deux petits trous qui ne sont pas sans rappeler un certain…

Vous n’êtes pas avare de références, et, vous, vous n’en cachez pas du tout. Vous y teniez, pour installer une atmosphère ?

"Oui, le bouquin étant un hommage au genre gothique et à ses clichés - puisque c’est devenu cliché - il fallait y aller, parfois à la truelle ! Effectivement, il y a de la brume et encore de la brume. Et puis du sang et encore du sang. J’assume ! Et puis, j’aime bien faire de petits clins d’œil à mes lecteurs. On les voit, on ne les voit pas, ce n’est pas grave. Moi, je m’amuse, derrière. Je glousse, bêtement."

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